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Histoire du théâtre

L’histoire du ThéâtredelaCité est intimement liée à celle du Grenier de Toulouse. Maurice Sarrazin fonde sa compagnie, Le Grenier de Toulouse, en 1945 abritée alors dans une mansarde. La troupe de Maurice Sarrazin, est la première compagnie née de la décentralisation. Elle est primée en 1946 au Concours des jeunes compagnies et obtient trois ans plus tard la direction du troisième Centre Dramatique National créé par Jeanne Laurent. Mais, condamné à l’errance, Le Grenier de Toulouse ne sera vraiment implanté dans la ville qu’avec la construction du Théâtre Daniel Sorano en 1964. En 1985, Jacques Rosner prend la direction du CDN, qui obtient en 1987 le titre de Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées. En 1998, Jacques Nichet devient directeur du TNT qui intègre de nouveaux bâtiments conçus par l’architecte Alain Sarfati et construits sur l’emplacement de l’ancien conservatoire de musique. En 2008, Agathe Mélinand et Laurent Pelly sont nommés codirecteurs du TNT. En janvier 2018, Galin Stoev est nommé à la direction du TNT et le renomme ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie. Le théâtre est au cœur de la cité et dispose de trois salles de représentation : La Salle avec 888 fauteuils, le CUB avec un gradin modulable de 250 places et le Studio qui peut compter 72 places.

Artiste directeur

Galin Stoev
À propos
Galin Stoev, directeur du ThéâtredelaCité © Tsvetelina Belutova

Né en Bulgarie où il entame sa carrière de metteur en scène, Galin Stoev réside aujourd’hui entre Bruxelles, Paris et Sofia. Diplômé de l’Académie nationale des arts du théâtre et du cinéma (Sofia), il travaille dès 1991 comme metteur en scène et comédien à Sofia, créant nombre de spectacles, notamment au Théâtre national. Il commence par mettre en scène des auteurs classiques (Corneille, Strindberg, Shakespeare, Eschyle, Büchner, Brecht, Musset, etc.), pour s’ouvrir peu à peu au répertoire contemporain (Mishima, Harold Pinter, Tom Stoppard, Philip Ridley, etc.). Ses débuts remarqués le mènent en divers lieux d’Europe et du monde (Londres, Leeds, Bochum, Stuttgart, Moscou, Buenos Aires, etc.) où il signe plusieurs mises en scène. En 2005, il crée sa propre compagnie à Bruxelles, FINGERPRINT. Il est également artiste associé au Théâtre de Liège ainsi qu’à La Colline – Théâtre national (Paris). Plusieurs rencontres déterminantes jalonnent son parcours et, tout d’abord, sa rencontre et son amitié avec Ivan Viripaev, dont il met en scène Les Rêves (2002), ainsi que les versions bulgare et française d’Oxygène, Genèse n°2 (présentée au 61e Festival d’Avignon, à Rome, Bruxelles, Paris et Ottawa) et Danse Delhi (en 2011 à la Colline – Théâtre national).

Il collabore aussi plusieurs fois avec le compositeur Oscar Strasnoy, notamment pour la création de son opéra Geschichte présenté au Theaterhause de Stuttgart ainsi qu’au Teatro Colon à Buenos Aires.
En 2007, il commence sa collaboration avec la Comédie-Française, où il met en scène La Festa, création française de la pièce de Spiro Scimone (2007), Douce vengeance et autres sketches d’Hanokh Levin (2008), L’Illusion comique de Pierre Corneille (2008), Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux (2011) et Tartuffe de Molière (2014). Il retourne aussi régulièrement en Bulgarie, où il collabore avec la jeune auteure Yana Borissova, dont il a mis en scène les versions bulgares de Petite Pièce pour une chambre d’enfant (tr. fr. aux Éditions Théâtrales), de Rose is a rose is a rose (Prix 2009 du meilleur spectacle, du meilleur texte et de la meilleure mise en scène en Bulgarie) et de Les Gens d’Oz (2013). Il a récemment mis en scène la version française de cette pièce à la Colline – Théâtre national, dont il a également traduit le texte en collaboration avec Sacha Carlson (Éditions Théâtrales, 2016).

Par ailleurs, il crée en 2010 La Vie est un songe de Calderón de la Barca au Théâtre de Liège dans le cadre du programme européen Prospero (spectacle également présenté au Emilia Romagna Teatro de Modène, au Théâtre national de Bretagne, à la Comédie de Genève et au Festival International de Théâtre à Varna). En 2012, il monte une version russe du Triomphe de l’amour (Marivaux) au Théâtre des Nations de Moscou, suivie en 2013 d’une version française de la même pièce (TGP, Liège, Vidy-Lausanne). En 2014, il monte Liliom de F. Molnár, une coproduction de La Colline et du Théâtre de Liège ; en 2015, il met en scène Les Noces de Figaro (Mozart). En 2016, il met en scène Les Gens d’Oz de Yana Borissova ainsi que Tartuffe de Molière. En 2017, il crée Danse «Delhi» au Théâtre Ivan Vazov (Bulgarie), présenté en janvier 2018 au TNT.

Il a récemment tourné son premier film : The Endless Garden, en collaboration avec Yana Borissova. Il a également enseigné au St Martin’s College of Art and Design de Londres, à l’Arden School de Manchester ainsi qu’aux conservatoires nationaux de Lubiana et de Sofia. Plus récemment, sa pratique pédagogique se déroule sous forme de master class, notamment à Paris (ARTA, ESAD), Marseille (La Réplique), Sofia (NATFA) et Moscou (Territoria).

 

Note d’intention

La création et le territoire, les ambitions d’un artiste européen
En août 1999, je répétais à Skopje Antigone in Technoland, sur le texte de Sophocle, avec des comédiens macédoniens pour le festival de Berlin, et juste à côté, au Kosovo, c’était la guerre. La nuit, on entendait les bombardements et dans la journée, on voyait les tanks des casques bleus qui passaient dans Skopje. Il faisait 42°C. C’était le moment de l’éclipse du soleil. Nous répétions Sophocle dans une ambiance de fin du monde. À la fin des répétitions, nous sommes arrivés à Berlin Ouest pour le festival et c’était comme une autre planète, qui n’avait rien à voir avec ce qui se passait en ex-Yougoslavie. Cette expérience est pour moi emblématique.

Devant moi, j’avais des morceaux éclatés de différentes réalités politiques, historiques, économiques et éthiques européennes et, le seul lieu qui pouvait les réunir dans une seule image et les faire dialoguer, c’était le théâtre. J’ai alors compris une chose essentielle : à travers mes déplacements incessants, je collectionnais des morceaux de réalité qui normalement ne devaient pas appartenir à un seul cadre. C’était le cœur de mon travail et de ma recherche. Son identité propre. Elle n’était pas issue d’un seul modèle ou d’une seule logique théâtrale, mais d’un déplacement constant dans le temps et l’espace, permettant de tisser une identité supérieure aux réalités historiques et politiques qui, sans cela, ont tendance à diviser.

Durant mes vingt‐cinq premières années de création théâtrale, j’ai eu la chance d’être accueilli et soutenu, partout en Europe, par de grandes institutions d’État. D’abord en Bulgarie et dans tout l’Est de l’Europe, où j’ai été formé et où j’ai fait mes débuts, puis en Europe de l’Ouest : au Théâtre national de Liège en Belgique, au Théâtre Vidy-Lausanne et à la Comédie de Genève en Suisse, au Théâtre National de la Colline en France (où j’ai été artiste associé pendant trois saisons) et à la Comédie-Française (où j’ai monté cinq spectacles, un au Vieux-Colombier, un au Studio-Théâtre et trois à la salle Richelieu) ; passant d’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, d’une langue à l’autre.

Je me rends compte aujourd’hui, alors que je suis dans la maturité de mon art théâtral, que ce mode de fonctionnement n’a plus de sens pour moi. Pour passer un cap décisif, ma recherche artistique a besoin de pérennité : se déployer sur un territoire et dans l’échange. Ce n’est que grâce à un ancrage territorial fort et dans un rapport pérenne aux spectateurs et aux partenaires, que ma pratique théâtrale pourra se régénérer, s’enrichir, déployer tous ses possibles et faire pleinement sens.

Toulouse m’a séduit. Parce qu’on sent immédiatement que, tout en étant une grande ville de patrimoine et d’histoire, elle se renouvelle et recherche sans cesse. C’est une métropole à la pointe, résolument tournée vers l’avenir. J’y retrouve le même esprit innovant et créatif que dans mon travail au plateau. La recherche me passionne, surtout quand elle se partage : c’est le défi qui me séduit dans cette aventure qu’est la direction du Théâtre national de Toulouse.

Pour un habitué des grands plateaux, celui du TNT fait rêver. Quel outil magnifique à faire vivre ! Je souhaite mettre la richesse de mon expérience et de mes influences au service d’un grand lieu qui pourrait gagner en légitimité sur la scène internationale et contribuer, grâce à une attention sans faille au territoire (à toutes ses échelles), à construire le maillage et l’identité culturelle de cette nouvelle grande Métropole Toulousaine et de cette nouvelle région Occitanie.

Une nouvelle direction
J’arrive à la direction du ThéâtredelaCité avec Stéphane Gil comme directeur délégué, suivant en cela la tradition du théâtre (Richard Coconnier, Jean Lebeau puis Jean‐Laurent Paolini ont successivement incarné ce poste).
Nous formons ensemble un duo complémentaire et complice pour répondre aux différents enjeux de ce nouveau projet. Ensemble nous travaillons à produire une créativité et une qualité artistique, une coopération et des partenariats riches, une gestion et un management solides.

L’envergure et la palette d’actions de cet établissement exceptionnel, exigent une présence constante ; à nous deux, nous répondons à cela par une installation à Toulouse ce qui nous permet d’être attentif à l’ensemble du territoire.

Nous trouvons en arrivant une équipe soudée, engagée et désireuse d’écrire cette prochaine page de la vie du ThéâtredelaCité. Nous les remercions dès à présent pour leur accueil et bienveillance.
Nous nous engageons avec joie et optimisme dans cette aventure professionnelle et personnelle.

Galin Stoev

Projet artistique

Le ThéâtredelaCité conçu par Alain Sarfati, dresse en plein cœur de la ville de Toulouse son architecture aux volumes harmonieux. Adapté à l’environnement urbain, mêlant la pierre, la brique rose et le verre, l’extérieur du bâtiment contraste avec un intérieur entièrement voué aux arts de la voix et de l’image.
Sa grande Salle bleue (un amphithéâtre de 888 places), son petit théâtre nommé CUB (250 places) habillé de bois sombre, son Studio (72 places) propice aux formes brèves ou aux lectures et son bistrot ouvert sur la rue, sont devenus familiers à pour un large public sensible à la diversité et à l’esprit d’ouverture de sa programmation. Répertoires classique et de demain, danse contemporaine, poésie, arts du cirque ou de la marionnette, spectacles tout public.

Depuis son inauguration en octobre 1998, le ThéâtredelaCité s’est affirmé, au fil des saisons, comme le lieu d’une invitation au voyage en compagnie de voix, de gestes, de paroles venus du monde entier : le Piccolo Teatro de Milan, Peter Brook, Georges Lavaudant, Robert Wilson, William Forsythe, Merce Cunningham, Anne Teresa De Keersmaeker, Alain Platel, Pina Bausch, Rezo Gabriadzé, Luc Bondy, Matthias Langhoff, Thomas Ostermeier, Robert Lepage, Joël Pommerat, Romeo Castellucci, Pippo Delbono, Peeping Tom… De nombreux artistes y ont présenté leurs créations.

Le ThéâtredelaCité – centre dramatique national (CDN) Toulouse Occitanie, dirigé par Galin Stoev, est en premier lieu un centre de création et de diffusion théâtrale.
Troupes et artistes de la région y trouvent également un lieu de coproduction et d’accueil.
De plus, chaque promotion de l’AtelierCité, structure d’insertion professionnelle, séjourne et s’émancipe au sein du théâtre pendant plus d’un an au travers de stages et d’ateliers de recherche sous la direction de grands metteurs en scène. En fin de cycle, les comédiens participent à la création d’un spectacle présenté au ThéâtredelaCité et en tournée dans de nombreuses villes de la région Occitanie.
Le ThéâtredelaCité, porté par une troupe de professionnels, produit, crée, accueille, accompagne, forme et informe tout au long de ses saisons.

L’équipe du ThéâtredelaCité

Direction

Galin Stoev
Artiste directeur

Stéphane Gil
Directeur délégué

Assistante de direction
05 34 45 05 10
mc.remy@theatre-cite.com

Jean-Marc Boudry
Directeur technique
05 34 45 05 30
a.yvinec@theatre-cite.com

Laurie Marsoni-Bornstein
Directrice des Relations extérieures
05 34 45 05 28
l.marsoni@theatre-cite.com

Valérie Soulignac
Administratrice
05 34 45 05 32
v.soulignac@theatre-cite.com

Accueil — Billetterie

Benjamin Rochefort
Responsable de la billetterie
05 34 45 05 24
b.rochefort@theatre-cite.com

Catherine Fabre
Chargée de l’accueil du public
et des compagnies
05 34 45 05 09
c.fabre@theatre-cite.com

Alice Hermann
Attachée à l’accueil / Cheffe de salle
05 34 45 05 01
a.hermann@theatre-cite.com

Alix Marty
Attachée à l’accueil / Billetterie
05 34 45 05 05
a.marty@theatre-cite.com

Louise Alerini 
Manon Alla
Johan Allichon
Thibaud Attias
Jules Campan
Ariane Corsia
Chloé Dauzats
Clarisse Douchet
Elsa Ducros
Mathilde Estabanez
Mathilde Foriel-Destezet
Léa Helbo
Chams Kamel
Ouahib Khaidouri Mouasseif
Souleila Mahiddin
Laura Negre
Mathilde Perez
Lucille Regnier
Zoé Sofer
Thomas Solignat
Maïa Yvinec
Ouvreurs et contrôleurs

Publics

Bénédicte Guérin
Responsable des relations avec les publics
05 34 45 05 23
b.guerin@theatre-cite.com

Émilie Pradère
Responsable des relations avec les publics
05 34 45 05 29
e.pradere@theatre-cite.com

Maxime Donot
Chargé des relations avec les publics
05 34 45 05 12
m.donot@theatre-cite.com

Communication

Eva Salviac
Responsable de la communication
05 34 45 05 25
e.salviac@theatre-cite.com

Fanny Batier
Assistante de communication
05 34 45 05 27
f.batier@theatre-cite.com

Administration / Production

Sophie Cabrit
Directrice de production
05 34 45 05 14
s.cabrit@theatre-cite.com

Benjamine Long
Chargée de production
05 34 45 05 03
b.long@theatre-cite.com

Marie-Cécile Remy
Assistante de direction
05 34 45 05 10
mc.remy@theatre-cite.com

Laïla Khaidouri
Attachée à la production et à la direction
05 34 45 05 16
l.khaidouri@theatre-cite.com

Stéphane Michaud
Chef comptable, contrôleur de gestion
05 34 45 05 15
s.michaud@theatre-cite.com

Valérie Ollivier
Comptable principale
05 34 45 05 38
v.ollivier@theatre-cite.com

Nicole Jullié
Comptable
05 34 45 05 42

AtelierCité

Caroline Chausson
Responsable de l’AtelierCité
05 34 45 05 08
c.chausson@theatre-cite.com

Technique

Sébastien Bétous
Responsable des Services Généraux
05 34 45 05 40
s.betous@theatre-cite.com

Anna Diaz
Régisseuse générale
05 34 45 05 35
a.diaz@theatre-cite.com

Jacques Escoffet
Régisseur général
05 34 45 05 33
j.escoffet@theatre-cite.com

Armelle Yvinec
Secrétaire de direction technique
05 34 45 05 30
a.yvinec@theatre-cite.com

Georges Corsia
Michel Le Borgne
Sadock Mouelhi
Régisseurs lumières

Rafaël Barbary
Régisseur lumières-vidéo

Géraldine Belin
Joan Cambon
Régisseurs son

Technique

Ludovic Bardet
Pierre Bourel
Christophe Gagey
Laurent Fourmy
Régisseurs plateau

Jean-Pierre Belin
Machiniste

Nathalie Trouvé
Responsable de l’atelier costumes
05 34 45 05 36
n.trouve@theatre-cite.com

Claude Gaillard
Responsable de l’atelier décors
05 61 40 33 84
c.gaillard@theatre-cite.com

Michèle Novoli
Entretien

Romane Métaireau
Contrat d’apprentissage régie lumières

Alain Okala Bilounga
Contrat d’apprentissage en régie son

Ancien-ne-s directeur-rice-s

Maurice Sarrazin
À propos
© Tiphaine Réto

Maurice Sarrazin est né en 1925. En 1945, avec quelques camarades, il décide de fonder une troupe professionnelle : Le Grenier de Toulouse. C’est une véritable expérience de la décentralisation qui se joue là, nourrit par l’esprit des pionniers. La troupe fonctionne sans aucune subvention, sans lieu, mais parvient à monter ses spectacles. En 1949, grâce à Dullin et Jouvet, elle obtient le statut de CDN.  En 1964, le Théâtre Daniel Sorano est construit pour Maurice Sarrazin, mais on lui en retire la direction en 1969. Le Grenier de Toulouse fait aménager un nouveau lieu, qui ouvre l’année suivante, le Théâtre de la Digue.
Jusqu’en 1985, Maurice Sarrazin monte plus de 150 spectacles dans lesquels il joue la plupart du temps et donne plus de 5000 représentations. Il met en scène des auteurs du répertoire classique (Molière, Shakespeare, Marivaux, Beaumarchais, Musset), moderne (Giraudoux, Anouilh, Ionesco, Sartre, Brecht) et s’ouvre également au répertoire de théâtre chanté et à l’opéra. Adepte du « théâtre populaire », il pense que l’essentiel est d’apporter au public, culture et plaisir : d’où un théâtre simple, généreux et proche du texte. En 1985, il créé à Paris une école de théâtre, le Grenier-Maurice Sarrazin qu’il dirige jusqu’en 1991.

Jacques Rosner
À propos

Jacques Rosner est né en 1936. En 1952, il rejoint l’équipe de Roger Planchon au Théâtre de la Comédie. Il devient l’assistant de ce dernier en 1957, à l’ouverture du Théâtre de la Cité, à Villeurbanne. Il y monte ses premières mises en scène (Goldoni, Planchon, Brecht…). Il travaille également au Grenier de Toulouse (La Mère de Brecht, La Cerisaie de Tchekhov…), en Allemagne et en Norvège. En 1970, il est nommé, directeur du CDN du Nord, qu’il rebaptise Théâtre du Lambrequin. Il y monte Vitrac, Marivaux, Corneille, Brecht. En 1974, il crée Dreyfus de Jean-Claude Grumberg, qui sera présenté au Théâtre national de l’Odéon avec Claude Dauphin, Gérard Desarthe…
En 1974, il est nommé directeur du Conservatoire national d’art dramatique, où il restera neuf ans. En 1979, il met en scène avec Maurice Bénichou et Jean-Claude Grumberg, L’Atelier de Grumberg, à l’Odéon. En 1985, il est nommé directeur du Grenier de Toulouse, où il remplace Maurice Sarrazin. Il y construit une équipe, crée une école et monte Thomas Bernhard, Heinrich Böll, O’Neil, mais aussi le Répertoire (Hugo, Molière…). Il achève son mandat avec la construction d’un nouveau théâtre, le TNT, qu’il inaugure avec La Mère d’Edward Bond.

Jacques Nichet
À propos

Jacques Nichet est né en 1942. Il entre à L’école nationale supérieure en 1964, où il fonde le Théâtre de l’Aquarium, troupe universitaire qu’il anime jusqu’en 1968. Il y impulse une forme de création collective reposant sur l’improvisation, dont il assume l’écriture et la mise en scène définitive. La troupe se fait connaître au-delà du milieu universitaire avec Les Guerres picrocholines d’après Rabelais. En 1967, il est reçu brillamment à l’agrégation de Lettres. Alors, qu’il a entamé une carrière universitaire, il fonde en 1970 avec quelques membres issus de la troupe, une compagnie professionnelle. Deux ans plus tard, le Théâtre de l’Aquarium s’installe à Vincennes, à côté du Théâtre du Soleil. Jusqu’en 1979, il met en scène des créations collectives autour de thèmes sociaux d’actualité : Marchand de ville en 1972, La jeune lune tient la vieille lune toute une nuit dans ses bras en 1976… À partir de 1979, il revient à des adaptations de textes littéraires et à des œuvres dramatiques : Kafka, Feydeau, Maeterlinck… Il partage désormais son rôle de metteur en scène avec Didier Bezace et Jean-Louis Benoit, cofondateurs de la troupe et c’est à eux qu’il laisse la direction de l’Aquarium, lorsqu’il est nommé directeur du CDN de Montpellier en 1986. De retour dans sa région d’origine, Jacques Nichet baptise le CDN, Théâtre des Treize Vents, en rapport avec son lieu d’implantation et explore un répertoire méditerranéen. Il monte García Lorca, Calderón, De Filippo. Il est le premier à monter l’Israélien Hanokh Levin. Il est à l’initiative en 1990 du Centre international de la traduction théâtrale, Maison Antoine Vitez, qui connaît depuis un beau développement. Plusieurs fois invité au Festival d’Avignon, il a mis en scène dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire en 1996, permettant pour la première fois depuis la création du Festival, à une équipe de comédiens noirs de jouer dans ce haut lieu du théâtre. De 1998 à 2007, il dirige le Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées où il monte des mises en scène, toujours inscrites dans une scénographie simple, jamais naturaliste, qui n’excluent pas la magie théâtrale, la recherche de l’émotion et de la poésie.

Agathe Mélinand et Laurent Pelly
À propos
© Frédéric Scheiber

En janvier 2008, Agathe Mélinand et Laurent Pelly sont nommés codirecteurs du Théâtre national de Toulouse. En 2008, Laurent Pelly y met en scène Jacques ou la soumission et L’avenir est dans les œufs d’Eugène Ionesco et Le Menteur de Goldoni, traduit par Agathe Mélinand. En 2009, Laurent Pelly crée Talking Heads d’Alan Bennett. La même année, Agathe Mélinand et Laurent Pelly proposent Cami, la vie drôle ! un spectacle pour les comédiens de L’ATELIER du TNT. Agathe Mélinand écrit et réalise, en 2009, Monsieur le 6 d’après Sade. En 2010, Laurent Pelly met en scène Mille francs de récompense de Victor Hugo et Funérailles d’hiver de Hanokh Levin. En 2011, Laurent Pelly met en scène Les Aventures de Sindbad le marin d’Agathe Mélinand. La même année, elle réalise Tennessee Williams – Short stories. En 2011, Laurent Pelly met en scène les comédiens de L’ATELIER dans J’ai examiné une ampoule électrique et j’en ai été satisfait d’après Daniil Harms. En 2012, il met en scène Macbeth de Shakespeare. Agathe Mélinand écrit et réalise en 2013 Erik Satie – Mémoires d’un amnésique. La même année, Laurent Pelly met en scène Mangeront-ils ? de Victor Hugo. En 2013, ils proposent Edgar Allan Poe – Extraordinaires avec les comédiens de L’ATELIER. En mars 2014, Laurent Pelly créé Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Agathe Mélinand crée un spectacle jeune public, Histoire de Babar, le petit éléphant de Jean de Brunhoff, sur la musique de Francis Poulenc. En 2015, Laurent Pelly met en scène L’Oiseau vert de Carlo Gozzi dans une traduction d’Agathe Mélinand. L’année suivante, il met en scène La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco. En 2017, il crée Les Oiseaux d’Aristophane, traduit par Agathe Mélinand. En octobre 2017, Laurent Pelly met en scène, pour et avec les comédiens de L’ATELIER, Sur la tête, d’après des textes de Jacques Prévert. Agathe Mélinand crée Enfance et adolescence de Jean Santeuil, un spectacle d’après Jean Santeuil de Marcel Proust en novembre 2017.