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Le CDN

Qu’est-ce qu’un CDN ?

C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale que s’impose l’idée d’un service public du théâtre qui doit atteindre tous les foyers, « comme l’eau, le gaz et l’électricité ». En 1947, avec la fondation du Centre Dramatique de l’Est à Colmar et de la Comédie de Saint-Étienne, débute l’aventure de la décentralisation théâtrale : les régions peuvent aussi inventer le théâtre, le créer et le faire partager. En 1949, le Grenier de Toulouse est labellisé CDN. Depuis, le rôle des 38 Centres Dramatiques Nationaux est de produire des créations originales et de les rendre accessibles à tous les publics sur un territoire.
Les CDN incarnent aujourd’hui la création au sein de la « décentralisation », ils font exister la production et la diffusion de la culture en dehors de la capitale. Dans un paysage culturel riche de nombreux.ses acteur.rice.s, c’est par le choix fort de confier leur direction à des artistes que se distinguent les Centres Dramatiques Nationaux des autres héritiers de la décentralisation. Dans le cadre de ses missions, l’artiste-directeur.rice s’engage d’abord à produire ses spectacles, mais aussi à partager l’outil et les moyens de la structure avec d’autres ensembles artistiques.
En tant que Centre Dramatique National, le ThéâtredelaCité remplit une mission d’intérêt public de création dramatique. C’est un outil majeur et structurant pour la fabrication et la production du théâtre, dans un esprit d’ouverture et de partage. Il est dirigé depuis 2018 par le metteur en scène bulgare Galin Stoev.

Artiste-directeur

Galin Stoev
Le CDN
© Dilyana Florentin

Né en Bulgarie, il est diplômé de l’Académie nationale des arts du théâtre et du cinéma de Sofia et travaille dès 1991 comme metteur en scène et comédien. Toujours à Sofia, il crée nombre de spectacles, d’abord d’auteurs classiques (Corneille, Strindberg, Shakespeare, Eschyle, Büchner, Brecht, Musset) pour s’ouvrir peu à peu au répertoire contemporain (Mishima, Harold Pinter, Tom Stoppard, Philip Ridley).
Ses débuts le mènent en divers lieux d’Europe et du monde (Londres, Leeds, Bochum, Stuttgart, Moscou, Buenos Aires) où il signe plusieurs mises en scène.
Au centre de ses expériences déterminantes figure sa rencontre et son amitié avec Ivan Viripaev. En 2002, il met en scène la première pièce de l’auteur russe, Les Rêves, présentée au Festival international de Varna. Vient ensuite la version bulgare d’Oxygène. En 2005, il crée Genèse n°2, présentée au 61e Festival d’Avignon, ainsi qu’à Rome, Bruxelles, Paris et Ottawa.
En 2005, il est artiste associé au Théâtre de Liège ainsi qu’à La Colline – théâtre national (Paris). En 2007, il commence sa collaboration avec la Comédie-Française, où il met en scène La Festa, création française de la pièce de Spiro Scimone (2007), Douce vengeance et autres sketches d’Hanokh Levin (2008), L’Illusion comique de Pierre Corneille (2008), Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux (2011) et Le Tartuffe de Molière (2014). En 2016, il met en scène la version française de Les Gens d’Oz à la Colline – théâtre national, dont il a également traduit le texte en collaboration avec Sacha Carlson (Éditions Théâtrales, 2016). En 2017, il crée Danse « Delhi » au Théâtre Ivan Vazov (Bulgarie), présenté en janvier 2018 au Théâtre national de Toulouse.
Par ailleurs, il crée en 2010 La vie est un songe de Calderón de la Barca au Théâtre de Liège. En 2012, il monte une version russe de Le Triomphe de l’amour de Marivaux au Théâtre des Nations de Moscou, suivie en 2013 d’une version française de la même pièce au Théâtre Gérard Philippe. En 2014, il monte Liliom de Ferenc Molnár, une coproduction de La Colline – théâtre national et du Théâtre de Liège ; en 2015, Les Noces de Figaro de Mozart.
Son premier long-métrage de cinéma en tant que réalisateur, The Endless Garden, sort en 2017.
Il a également enseigné au St Martin’s College of Art and Design de Londres, à l’Arden School de Manchester ainsi qu’aux conservatoires nationaux de Ljubljana et de Sofia. Sa pratique pédagogique se déroule également sous forme de Master Class, notamment à Paris (ARTA, ESAD), Marseille (La Réplique), Sofia (NATFA) et Moscou (Territoria).
Il prend, en 2018, la direction du ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie. La même année, il y crée Insoutenables longues étreintes d’Ivan Viripaev dont il assure la traduction avec Sacha Carlson. La pièce est montrée à La Colline – théâtre national en janvier 2019. Animé par le désir de préserver le lien avec le public lors de la fermeture des théâtres, Galin Stoev adapte la pièce en série début 2021. En novembre 2019, il crée La DOUBLE inconstance de Marivaux. En mars 2020, il présente, toujours au ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, en coproduction et avec les comédien.ne.s du Théâtre de Meiningen, Léonce et Léna d’après Georg Büchner. IvanOff traduit d’une commande lancée à l’auteur norvégien Fredrik Brattberg, d’après Ivanov d’Anton Tchekhov, sera créé au ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie en novembre 2021.

BILAN DU MANDAT 2018-2021

En quelques chiffres, le ThéâtredelaCité c’est :
3 salles : un grand plateau + une salle modulable + un studio
2 salles de répétitions / 8 appartements
35 projets par saison / 160 à 200 représentations par an / 80 000 spectateur.rice.s

Les lignes artistiques principales du projet depuis 2018
Elles se caractérisent par la défense d’une écriture contemporaine, soucieuse de présenter à la fois des pièces de répertoire et des formes nouvelles. Majoritairement théâtrale, la programmation du ThéâtredelaCité a à cœur de s’ouvrir à d’autres disciplines en proposant plusieurs fois par an des spectacles de danse en lien avec La Place de la Danse, des spectacles de cirque, ainsi que 6 à 8 spectacles jeune public par saison. Pour autant, les propositions théâtrales sont peu axées sur la performance et l’hybridation.
Attentive aux jeunes compagnies, il accompagne et diffuse chaque année des équipes dans leur période de transition entre l’émergence et la professionnalisation, en se positionnant en relais sur leur 3e ou 4e projet.
À l’issue de ces quatre premières années passées à Toulouse et en région, il est évident et pertinent de considérer que ces ingrédients se sont complétés et enrichis mutuellement.

Les axes forts du projet d’établissement 2018-2021
Au-delà de l’utilisation d’un outil indispensable pour les créations de Galin Stoev, nous nous positionnons comme une véritable maison de production, au service des artistes et de la création. Pour cela, tous les moyens sont concentrés sur l’accueil en résidence, le logement, la mise à disposition des moyens humains et financiers du CDN pour coproduire et produire le maximum de projets.
L’autre axe fort est la coopération. À travers « Portrait/Paysage » et « La Biennale internationale des arts vivants », ou bien encore le lancement de coproductions internationales, le CDN se veut fédérateur, invitant et ouvert aux autres acteurs territoriaux avec une pratique horizontale et non plus dominante.
Enfin, le théâtre se veut un lieu de vie animé, ouvert et accessible. Après avoir refait entièrement la signalétique pour mieux l’identifier et installer une œuvre permanente numérique de néons d’Aurélien Bory en vitrine, le CDN a diversifié ses services grâce à un restaurant et un bar avec terrasses, ouverts tous les jours (même sans spectacle) et un hall repensé avec des tables de coworking et des espaces de salons accessibles en journée. Des salons, des expositions, des soirées musicales et autres manifestations sont organisées tous les trimestres.

Une maison des artistes
La production de spectacles est la mission première du ThéâtredelaCité, labellisé Centre Dramatique National depuis 1949. Il s’inscrit ainsi dans un réseau de 38 lieux dirigés par des artistes-directeur·rice·s. En arrivant au ThéâtredelaCité, il nous semblait important de retravailler cette notion d’outil, réservé à l’artiste-directeur, pour que le CDN mette ses outils au service d’autres artistes et d’autres œuvres. Des moyens financiers, les ateliers de fabrication de décors et de costumes, les espaces de répétition, les compétences et les métiers présents au sein du théâtre ont donc été plus largement mis à disposition. De plus, la création d’hébergements en 2019, au bénéfice des équipes artistiques, est venue améliorer les accueils en résidence.

L’inCUBateur créatif
Le ThéâtredelaCité a développé une réelle fonction d’accompagnement des équipes qu’elle accueille en résidence. Cela se formalise depuis 2018 par la mise en place de l’inCUBateur créatif dont 10 équipes par saison.
Dans ce cadre, le théâtre s’implique auprès des équipes artistiques pour comprendre leurs projets, afin de les accompagner au plus près de leurs besoins : production déléguée, coproduction, résidence, collaboration artistique, administration, promotion et diffusion. Ainsi, depuis 2018, 40 productions et coproductions ont vu le jour et 50% de la programmation est constituée de projets accompagnés.

Accompagner l’émergence
Concernant l’émergence, il nous a semblé primordial d’approfondir le travail au niveau des réseaux spécialisés et de les soutenir. Ce sont des endroits importants de veille sur la jeune création et des leviers repérés par et pour les jeunes compagnies. Par conséquent, accompagner la création émergente doit, selon nous, passer d’abord par le fait de s’inscrire en complémentarité, en dialoguant avec les acteur·rice·s préexistant·e·s et non en occurrence.
Au ThéâtredelaCité, cela se traduit plus concrètement par le partage de l’outil avec des jeunes équipes et des collectifs émergents. Notre travail, en complémentarité des autres lieux toulousains et régionaux, est la raison pour laquelle notre positionnement en termes d’accompagnement est celui de « l’étape d’après ». Encourager des jeunes compagnies émergentes vers la professionnalisation en leur proposant des résidences, coproductions, temps de diffusion sur des projets progressivement de plus en plus importants.
L’émergence est abordée au théâtre dans un état d’esprit de curiosité, de travail sur la diversité et de promotion de l’égalité pour soutenir et encourager la création théâtrale de demain.

L’AtelierCité
L’ambition du ThéâtredelaCité est de permettre à de jeunes artistes de mieux comprendre les réalités des métiers du spectacle vivant, d’explorer sereinement leurs désirs d’artistes et d’intégrer un réseau de professionnel·le·s pour faire éclore leurs projets.
Tous les deux ans, dans la droite de ligne du projet de « Maison des artistes », un groupe de jeunes artistes professionnel·le·s est invité à partager pendant quinze mois la vie du théâtre. Engagés en contrat de professionnalisation, ils éprouvent pleinement tous les aspects de leur métier. Ils sont associés à des ateliers de création, dirigés par des artistes invité·e·s, qui donnent lieu à des présentations publiques. Ils sont eux-mêmes à l’initiative de projets et participent à des actions de médiation culturelle sur le territoire. Sous la direction d’un·e metteur·e en scène, les comédien·ne·s créent un spectacle qu’ils jouent au ThéâtredelaCité, puis en tournée.
Durant ce mandat, l’AtelierCité a connu deux évolutions. La première a été le renforcement de l’étape d’accompagnement à la sortie de l’AtelierCité. Les enjeux, à cette étape de leurs parcours, sont la valorisation de leur employabilité sur le territoire, la pérennisation de leur statut professionnel, la mise en lien et le renouvellement entre les générations d’acteur·rice·s pour connecter les jeunes artistes aux compagnies locales et régionales.
La deuxième évolution s’applique à notre promotion 2020 de l’AtelierCité. Nous avons décidé d’inclure également un volet d’accompagnement à la mise en scène. Un jeune metteur en scène est donc venu rejoindre ce parcours d’insertion professionnelle, réservé jusqu’ici aux comédien·ne·s. Au-delà de l’émulation et des liens que cela peut créer au sein du groupe, nous avons, en tant que maison de production et de diffusion, une expérience importante à transmettre, des compétences à accompagner ce type de parcours en particulier.

PROJETS POUR LE NOUVEAU MANDAT 2022-2024

LES CRÉATIONS DE GALIN STOEV – ARTISTE-DIRECTEUR

Je veux explorer les problématiques présentes dans le répertoire classique et revisitées par l’écriture contemporaine pour créer des croisements ludiques entre ces deux pôles et entendre leur résonnance dans notre actualité.
Je souhaite recentrer mon travail sur ces enjeux pendant ces trois prochaines années. En travaillant très en amont sur l’hybridation, la convergence et les liaisons entre ces registres, il sera important pour moi de développer une approche personnelle pour imaginer des formats plus complexes, des esthétiques fortes au service de contenus plus affirmés et engagés ; prendre appui sur des textes classiques ou contemporains, mais faire le pari de sortir de la forme traditionnelle pour aller vers des projets plus ambitieux et plus hybrides.
La crise du COVID-19 nous contraint de mener une réflexion sur l’objet théâtral : que faire quand le jeu en présentiel est impossible ? La présence de l’audiovisuel va forcément s’accroître ces prochaines années, mais ouvre des questions sur sa forme, son objet et son public. Si l’image est de plus en plus présente dans les spectacles, comment faire en sorte que le théâtre devienne un réel objet cinématographique ? Sortir de la frustration de la captation, qui n’est pas un objet grand public, pour créer un espace imaginaire où le spectacle pourrait avoir lieu est l’une des expérimentations que j’explorerai sur ce deuxième mandat.

Comment susciter le désir du public de revenir au théâtre en créant un objet artistique numérique qui ne soit ni un teaser, ni un documentaire, mais qui soit plutôt une réalité augmentée autour du spectacle pour s’adresser en particulier aux jeunes adultes ?

Je commencerai ce nouveau mandat en réaffirmant ma fidélité à Ivan Viripaev, cet auteur russe avec lequel j’entretiens une complicité artistique depuis de longues années. Il est en train d’écrire une nouvelle pièce que je traduirai du russe au français. Ce sera l’occasion pour le public toulousain de continuer à découvrir son écriture après Danse « Delhi » et Insoutenables longues étreintes. En effet, ce projet, en plus de la mise en scène, s’inscrit en tant que CDN dans une démarche d’enrichissement de la littérature francophone via la traduction d’œuvres dramatiques d’un auteur étranger.
Puis, je mettrai en scène La Nuit des rois de Shakespeare. Cette pièce qui questionne l’apparence, le genre, l’identité, la frontière entre le réel et l’irréel est une sorte d’excuse, un formidable appui, pour traduire les enjeux politiques et sociétaux de notre temps. Je souhaite l’adapter en incluant aux scènes réelles de la pièce, des didascalies écrites de ma main ainsi que des improvisations qui feront le lien avec le contexte actuel. Pour ce faire, je mènerai une expérimentation sur la question du rôle de l’acteur·rice comme producteur·rice d’un réel fictif mais ressenti comme authentique, en les confrontant à un exercice de conférence (quasi) scientifique.
Après un premier mandat où j’ai pris mes marques en tant qu’artiste-directeur, ce deuxième mandat sera l’occasion de déployer, fort de mon assise, une réflexion et une affirmation artistique plus radicales et autant engagées, me permettant de pouvoir créer la surprise et de ne pas forcément être là où je suis attendu, pour laisser place à un terrain d’expérimentation passionnant.

LES ASSOCIATIONS 2022-2024 AU THÉÂTREDELACITÉ

Dans le champ des arts dramatiques
Nous avions envie de garder l’idée de raconter un·e artiste au travers de son univers et de ses inspirations. En particulier, d’aller chercher une figure artistique reconnue à l’international, de faire découvrir au public le travail d’un·e artiste dont le rayonnement et la notoriété vont au-delà de nos territoires et réseaux de diffusions habituels.
Nous nous focalisons sur le parcours, et non sur le projet, comme point de départ de l’association pour qu’elle s’étire sur le mandat et non sur une saison.
Artiste dramatique exceptionnel, nous souhaitons proposer à Tiago Rodrigues, grand metteur en scène de notre époque, de nous accompagner sur ce nouveau mandat.

Une ouverture vers plus de pluridisciplinarité
L’idée nouvelle pour ce prochain mandat est d’associer deux disciplines artistiques : la Danse, d’une part, et la Marionnette et le Théâtre d’objet de l’autre.
Nous souhaitons leur donner une place plus importante en contribuant à ce que ces deux disciplines soient proposées tout au long de la saison et pas uniquement en période de festival, en élargissant leurs réseaux et leur donnant accès à un public plus large. Plus généralement, l’idée est de donner à des projets de ses disciplines l’occasion de faire quelque chose d’une ampleur non réalisable habituellement par leurs propres moyens : proposer un marchepied à certains projets et artistes (selon le cas : en termes de moyens financiers, techniques, plateaux, visibilités ou encore de publics).
Cette main tendue vers ces deux disciplines va permettre à des projets aux écritures et esthétiques nouvelles d’émerger et de pouvoir leur proposer un terrain d’expérimentation en particulier pour les formes nécessitant un grand plateau et impliquant des nombreux interprètes ou l’adresse d’un très large public (et ainsi mener une nouvelle réflexion sur l’artistique, mission centrale d’un CDN). En effet, nous souhaitons mettre en valeur les liens et réflexions communes entre ces disciplines et créer des ponts.

S’appuyer sur des structures expertes : renforcer le dialogue avec Marionnettissimo et La Place de la Danse
Partant de cette envie, nous souhaitons pour la mener à bien, poursuivre notre volonté de coopération initiée lors de notre premier mandat. Nous avons donc décidé de faire appel à deux structures expertes : Marionnettissimo à Tournefeuille et La Place de la Danse – CDCN Toulouse Occitanie, afin de collaborer pour soutenir des projets ou des artistes à la croisée de nos disciplines.
Nous avons l’intuition que nous pourrons, avec elles, créer du lien dans la durée en se nourrissant de nos expériences et influences artistiques respectives, mener un réel travail de territoire et profiter de nos proximités géographiques pour multiplier nos échanges et co-constructions.

L’INTERNATIONAL

Au-delà de ses missions de soutien et de structuration du maillage culturel sur le territoire, l’un des rôles importants du ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie est de continuer à contribuer à l’insertion et au rayonnement de Toulouse sur la scène culturelle internationale.
Aussi, durant ce deuxième mandat, un soin particulier sera apporté à ce que Galin Stoev puisse continuer à répondre à des commandes ou invitations de la part de structures de renom internationales et européennes en particulier.
Sur ce mandat, deux éditions de La Biennale internationale des arts vivants se dérouleront en 2022 et 2024. Cet événement est également un vecteur de rayonnement, d’échanges et de réflexions à l’international.
Il a d’ores et déjà été convenu par les trente partenaires qu’un travail de fond serait mené collectivement sur la notion d’international et d’éco-responsabilité. En effet, au regard du contexte écologique et sanitaire, la question se pose des changements, adaptations et transformations nécessaires.
Au-delà de la question de la tournée et de son impact carbone, cette réflexion sur l’international, nous pousse à revoir notre rapport entre l’artiste – et en particulier l’artiste étranger – invité·e sur notre territoire. Afin de sortir de la simple relation de diffusion avec ces derniers, nous profitons de La Biennale pour travailler avec eux·elles sur des temps plus longs et des moyens amplifiés.
Enfin, après avoir initié dès la première édition et avec grand succès des journées professionnelles transversales et prospectives, le ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie va continuer de s’impliquer sur ce sujet avec les partenaires de La Biennale, afin de nourrir les prochaines journées en 2022 (sur l’écoresponsabilité, la coopération, les droits culturels, l’économie sociale et solidaire, etc.) et de les amplifier encore, auprès de la profession et des interlocuteur·rice.s étranger·e.s.

L’équipe / Contacts

Direction

Galin Stoev
Artiste-directeur

Stéphane Gil
Codirecteur

Contact : 05 34 45 05 10 / mc.remy@theatre-cite.com

Jean-Marc Boudry
Directeur technique
05 34 45 05 30
j.cailliau@theatre-cite.com

Valérie Soulignac
Administratrice
07 64 72 29 74
v.soulignac@theatre-cite.com

Publics

Le mardi de 10h à 18h30 et du mercredi au samedi de 13h30 à 18h30.
Le lundi et le dimanche
(uniquement les jours de représentation), 1h avant le démarrage du spectacle.

Audrey Goudiaby
Responsable de la billetterie
05 34 45 05 04
a.goudiaby@theatre-cite.com

Catherine Fabre
Chargée de l’accueil du public
et des compagnies
05 34 45 05 09
c.fabre@theatre-cite.com

Joakim Muñoz-Norée
Chargé de l’accueil et chef de salle
05 34 45 05 01
j.munoz@theatre-cite.com

Marion Guilbault
Attachée à l’accueil / Billetterie
05 34 45 05 05
m.guilbault@theatre-cite.com

Camille Lamour 
Attachée à l’accueil / Billetterie
05 34 45 05 05
c.lamour@theatre-cite.com 

Anouch Amokrane, Nils Emmanuel, Lucille Regnier, Samuel Vincent
Chef·fe·s contrôleur·se·s

Ainsi que les ouvreur·se·s et contrôleur·se·s de la saison 2022-23

 

 

Publics

Bénédicte Guérin
Co-directrice du service des publics
05 34 45 05 23
b.guerin@theatre-cite.com

Mahé K’divel (en remplacement d’Émilie Pradère)
Co-directrice du service des publics
05 34 45 05 29
e.pradere@theatre-cite.com

Enora Gallais
Chargée des publics
05 34 45 05 12
e.gallais@theatre-cite.com

Victoire Lizop
Chargée des publics et de l’action culturelle
05 34 45 05 28
v.lizop@theatre-cite.com

Camille Lamour
Chargée des publics et de l’action culturelle
05 34 45 05 17
relationspubliques2@theatre-cite.com

Illana Mourier 
Stagiaire des publics
05 34 45 05 17
relationspubliques2@theatre-cite.com

 

Communication

Eva Salviac
Responsable de la communication
05 34 45 05 25
e.salviac@theatre-cite.com

Fanny Batier
Chargée de communication
05 34 45 05 27
f.batier@theatre-cite.com

Charlotte Bernad
Assistante de communication
05 34 45 05 22
c.bernad@theatre-cite.com

Presse régionale
Agence Anouk Déqué
Dominique Arnaud
d.arnaud@adeque.com
05 61 55 55 65 / 06 15 37 34 92

Presse nationale
Agence Plan Bey
Dorothée Duplan, Fiona Defolny et Camille Pierrepont, assistées de Louise Dubreil
bienvenue@planbey.com
01 48 06 52 27

Administration / Production

Clément Séguier-Faucher
Administrateur adjoint / administrateur de production
05 34 45 05 14
c.seguier-faucher@theatre-cite.com

Benjamine Long
Administratrice de production
05 34 45 05 03
b.long@theatre-cite.com

Julia Sterner
Administratrice de production / coordinatrice des projets de coopération
05 34 45 05 18 / 06 66 78 24 77
j.sterner@theatre-cite.com

Pierre Thebault
Chargé de production
05 35 45 05 47
s.prod@theatre-cite.com

Armelle Yvinec
Chargée de production
05 34 45 05 15
a.yvinec@theatre-cite.com

Laïla Khaidouri
Chargée de production
05 34 45 05 16
l.khaidouri@theatre-cite.com 

Laurence Broom
Chargée de production
05 34 45 05 16
production@theatre-cite.com

Marie-Cécile Remy
Assistante administrative
05 34 45 05 10
mc.remy@theatre-cite.com

Stéphane Michaud
Chef comptable, contrôleur de gestion
05 34 45 05 15
s.michaud@theatre-cite.com

Valérie Ollivier
Comptable principale
05 34 45 05 38
v.ollivier@theatre-cite.com

Nicole Jullié
Comptable
05 34 45 05 42
n.jullie@theatre-cite.com

AtelierCité

Caroline Chausson
Responsable de l’AtelierCité
05 34 45 05 08
c.chausson@theatre-cite.com

 

La Troupe 2022-23 de l’AtelierCité :
Marine Déchelette
Mathieu Fernandez
Elise Friha
Marine Guez
Alice Jalleau
Thomas Ribière
Julien Salignon
Jean Schabel 

 

 

 

 

 


La Biennale – Festival International des arts vivants Toulouse Occitanie


Julia Sterner
Administratrice de production
/ coordinatrice La Biennale
05 34 45 05 18 / +33 (0)6 98 41 97 26
j.sterner@theatre-cite.com

Eglantine Alo
Attachée d’administration La Biennale
05 34 45 05 18 /+33 (0)6 66 78 24 77
e.alo@theatre-cite.com

Joséphine Le Puil
Assistante de communication
05 34 45 05 22
communication.biennale@theatre-cite.com

Gustave Fages
Coordination journées professionnelles
05 34 45 05 18
p.biennale@theatre-cite.com

Grégoire Buty
Coordination de La Biennale
05 34 45 05 17
production.biennale@theatre-cite.com

Technique

Sébastien Bétous
Directeur technique adjoint, en charge du bâtiment et des services généraux
05 34 45 05 40
s.betous@theatre-cite.com

Anna Diaz
Régisseuse générale
05 34 45 05 35
a.diaz@theatre-cite.com

Léo Thevenon
Régisseur général
05 34 45 05 33
l.thevenon@theatre-cite.com

Justine Cailliau
Secrétaire de direction technique
05 34 45 05 30
j.cailliau@theatre-cite.com

Philippe Ferreira
Michel Le Borgne
Sadock Mouelhi
Régisseurs lumières

Joan Cambon
Jonathan Mathieu

Régisseurs son

Damien Bienabe
Régisseur audiovisuel

Pierre Bourel
Simon Clément

Laurent Fourmy
Simon Clément
Régisseurs plateau

Nathalie Trouvé
Responsable de l’atelier costumes
05 34 45 05 36
n.trouve@theatre-cite.com

Michaël Labat
Responsable de l’atelier de construction
05 61 40 33 84
atelierdecor@theatre-cite.com

Sarah Claverie
Apprentie machiniste-constructrice

Loïc Manfredo
Apprenti régisseur lumières

Antoine Richard
Apprenti régisseur son

 

L’équipe de l’atelier décors, la centaine de technicien.ne.s et artistes intermittent.e.s du spectacle.

Lieu de vie

Les HallesdelaCité


Informations et réservations
06 24 66 61 88
hallesdelacite.com
facebook.com/hallesdelacite

 


Brasserie Chéri Chéri


Informations et réservations
05 31 61 56 04
cheri-cheri.fr
facebook.com/lechericheri

 

Égalité femmes-hommes

Index égalité femmes-hommes

Conformément aux dispositions de la loi Avenir, visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, le ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie publie son Index d’égalité femmes-hommes.

En quoi consiste cet index ?
Conformément au décret n° 2019-15 du 8 janvier 2019, l’index, doit être calculé à partir de 4 à 5 indicateurs (selon la taille de l’entreprise). Il donne une note sur 100 points. Chaque entreprise doit logiquement atteindre, au minimum, 75/100. Si une entreprise ne dépasse pas ce seuil, elle a trois ans pour se mettre en conformité, sans quoi elle pourra être sanctionnée à hauteur de 1% de sa masse salariale. L’objectif de la mesure étant d’éradiquer les inégalités dans le monde du travail entre les hommes et les femmes.

Pour établir leur note, les entreprises ont dû respecter cinq grands critères fixés à l’avance par le gouvernement :
– L’écart de rémunération femmes-hommes (noté sur 40 points).
– L’écart dans les augmentations annuelles (20 points).
– L’écart dans les promotions (15 points).
– Les augmentations au retour de congé maternité (15 points).
– La présence de femmes parmi les plus gros salaires de l’entreprise (10 points).

Pour l’année 2019, le ThéâtredelaCité obtient un résultat de 94 points sur 100.
Ces résultats ont été calculés lors de la période de référence retenue, du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2019.

Chartes pour l'égalité

Le ThéâtredelaCité est signataire de la Charte pour l’égalité entre les femmes et les hommes de l’ACDN (association des centres dramatiques nationaux) ainsi que de la charte sur la diversité dans la culture proposée par la SACD.

Partenariats

LE THÉÂTREDELACITÉ ET SES RÉSEAUX PROFESSIONNELS


Le FONDOC, c’est œuvrer ensemble à la production et à la diffusion d’œuvres nouvelles sur le territoire, via un fonds de soutien à la création contemporaine en Occitanie et la coréalisation de tournées. Ses missions sont les suivantes :
– assurer la présence continue d’artistes d’envergure nationale ou internationale, implanté·e·s en région ou invité·e·s à travailler sur le territoire
– l’adoption d’une vision commune de long terme pour promouvoir les artistes et équipes émergents et les productions innovantes en multipliant les possibilités d’échanges et en offrant un meilleur accompagnement
– généraliser le co-soutien des structures aux projets dans une logique de renforcement des liens afin d’améliorer les conditions de travail pour les projets soutenus et ainsi favoriser l’éclosion de projets d’envergure, de mieux partager les œuvres en facilitant une circulation plus cohérente pour engendrer la rencontre avec les publics de sensibilités différentes,
– prolonger la durée de vie des projets et, à ce titre, générer de l’emploi
– constituer une identité propre et non homogène en travaillant sur l’équilibre des propositions et des dynamiques au sein du territoire et sur la valorisation des spécificités de chaque structure ou artiste
– œuvrer dans une logique de complémentarité, en se rassemblant autour de projets communs et en assurant ainsi la lisibilité des grandes productions contemporaines du territoire

 

Le Collectif En Jeux est un regroupement de structures de diffusion, œuvrant pour le soutien à la création et à la diffusion d’œuvres créées par des équipes artistiques domiciliées en région Occitanie. Ses membres mettent en place des partenariats de coproductions et d’exploitations, basés sur une prise de risque artistique partagée sur les différents temps, depuis la conception des œuvres jusqu’à la fin de leur exploitation. Les champs artistiques concernés sont le théâtre, la danse, les formes pluridisciplinaires, dont le jeune public.
Dans une démarche d’économie sociale et solidaire, le Collectif s’appuie sur la constitution d’un Fonds de soutien à la création mutualisé. Outre leur engagement en faveur de la création et de la diffusion, pour lequel elles s’engagent chacune indépendamment par leurs propres activités et moyens, les structures membres contribuent chaque année au Fonds de soutien du Collectif En Jeux en faveur de la création régionale.


PARTENAIRES


Le ThéâtredelaCité est subventionné par le ministère de la Culture – DRAC Occitanie, Toulouse Métropole, la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, le Conseil Départemental de la Haute-Garonne.
En collaboration artistique avec La Place de la Danse – CDCN Toulouse Occitanie, Marionnettissimo, ARTO, le Centre Commercial Leclerc Blagnac, l’Espace Roquet, L’Escale – Ville de Tournefeuille, L’Usine – CNAREP (Tournefeuille / Toulouse Métropole), La Cinémathèque de Toulouse, La Grainerie, Marathon des mots, la Médiathèque départementale de Haute-Garonne, le Muséum de Toulouse, Odyssud – Blagnac, Théâtre du Grand Rond, le théâtre Garonne – scène européenne, le Théâtre Sorano.
Avec le soutien de l’Acsé – Préfecture de la Haute-Garonne, la Fondation SNCF et le soutien financier de l’AFDAS et Pôle emploi pour l’AtelierCité
Avec l’aide de l’Académie de Toulouse
En coproduction avec proarti
Avec le soutien de la Caisse d’Épargne Midi-Pyrénées
En partenariat avec la librairie Ombres Blanches, Occitanie en scène, Occitanie Livre & Lecture, l’Université Jean Jaurès, Milan Presse, la Médiathèque José Cabanis, Science Po Toulouse, Accès culture, la Dépêche du Midi, Clutch, France Inter, France Culture, Arte et Les Inrockuptibles.
Le ThéâtredelaCité est membre du Collectif En Jeux, le FONDOC et de la Plateforme Jeune Public Occitanie.
Le ThéâtredelaCité, membre du Syndéac, soutient l’Alliance européenne de la culture et des arts 2030.
Le ThéâtredelaCité par la voie de son artiste-directeur Galin Stoev est membre de l’ACDN (association des centres dramatiques nationaux).

Histoire du CDN

L’histoire du ThéâtredelaCité est intimement liée à celle du Grenier de Toulouse. Maurice Sarrazin fonde sa compagnie, Le Grenier de Toulouse, en 1945 abritée alors dans une mansarde. La troupe de Maurice Sarrazin, est la première compagnie née de la décentralisation. Elle est primée en 1946 au Concours des jeunes compagnies et obtient trois ans plus tard la direction du troisième Centre Dramatique National créé par Jeanne Laurent. Mais, condamné à l’errance, Le Grenier de Toulouse ne sera vraiment implanté dans la ville qu’avec la construction du Théâtre Daniel Sorano en 1964. En 1985, Jacques Rosner prend la direction du CDN, qui obtient en 1987 le titre de Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées. En 1998, Jacques Nichet devient directeur du TNT qui intègre de nouveaux bâtiments conçus par l’architecte Alain Sarfati et construits sur l’emplacement de l’ancien conservatoire de musique. En 2008, Agathe Mélinand et Laurent Pelly sont nommés codirecteurs du TNT. En janvier 2018, Galin Stoev est nommé à la direction du TNT et le renomme ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie.

Le ThéâtredelaCité, dresse en plein cœur de la ville de Toulouse son architecture aux volumes harmonieux. Adapté à l’environnement urbain, mêlant la pierre, la brique rose et le verre, l’extérieur du bâtiment contraste avec un intérieur entièrement voué aux arts de la voix et de l’image.

Sa grande Salle bleue (un amphithéâtre de 888 places), son petit théâtre nommé CUB (250 places) habillé de bois sombre, son Studio (72 places) propice aux formes brèves ou aux lectures et son bistrot ouvert sur la rue, sont devenus familiers pour un large public sensible à la diversité et à l’esprit d’ouverture de sa programmation. Répertoires classique et de demain, danse contemporaine, poésie, arts du cirque ou de la marionnette, spectacles tout public.

Depuis son inauguration en octobre 1998, le ThéâtredelaCité s’est affirmé, au fil des saisons, comme le lieu d’une invitation au voyage en compagnie de voix, de gestes, de paroles venus du monde entier : le Piccolo Teatro de Milan, Peter Brook, Georges Lavaudant, Robert Wilson, William Forsythe, Merce Cunningham, Anne Teresa De Keersmaeker, Alain Platel, Pina Bausch, Rezo Gabriadzé, Luc Bondy, Matthias Langhoff, Thomas Ostermeier, Robert Lepage, Joël Pommerat, Romeo Castellucci, Pippo Delbono, Peeping Tom… De nombreux artistes y ont présenté leurs créations.

Le ThéâtredelaCité – Centre Dramatique National (CDN) Toulouse Occitanie, est en premier lieu un centre de création et de diffusion théâtrale.
Troupes et artistes de la région y trouvent également un lieu de coproduction et d’accueil.

De plus, chaque promotion de l’AtelierCité, structure d’insertion professionnelle, séjourne et s’émancipe au sein du théâtre pendant plus d’un an au travers de stages et d’ateliers de recherche sous la direction de grands metteur.se.s en scène. En fin de cycle, les comédien.ne.s participent à la création d’un spectacle présenté au ThéâtredelaCité et en tournée dans de nombreuses villes de la région Occitanie.

Le ThéâtredelaCité, porté par une troupe de professionnel.le.s, produit, crée, accueille, accompagne, forme et informe tout au long de ses saisons.

Directions précédentes

Maurice Sarrazin
Le CDN
Maurice Sarrazin
© Tiphaine Réto

Maurice Sarrazin est né en 1925. En 1945, avec quelques camarades, il décide de fonder une troupe professionnelle : Le Grenier de Toulouse. C’est une véritable expérience de la décentralisation qui se joue là, nourrit par l’esprit des pionniers. La troupe fonctionne sans aucune subvention, sans lieu, mais parvient à monter ses spectacles. En 1949, grâce à Dullin et Jouvet, elle obtient le statut de CDN.  En 1964, le Théâtre Daniel Sorano est construit pour Maurice Sarrazin, mais on lui en retire la direction en 1969. Le Grenier de Toulouse fait aménager un nouveau lieu, qui ouvre l’année suivante, le Théâtre de la Digue.
Jusqu’en 1985, Maurice Sarrazin monte plus de 150 spectacles dans lesquels il joue la plupart du temps et donne plus de 5000 représentations. Il met en scène des auteurs du répertoire classique (Molière, Shakespeare, Marivaux, Beaumarchais, Musset), moderne (Giraudoux, Anouilh, Ionesco, Sartre, Brecht) et s’ouvre également au répertoire de théâtre chanté et à l’opéra. Adepte du « théâtre populaire », il pense que l’essentiel est d’apporter au public, culture et plaisir : d’où un théâtre simple, généreux et proche du texte. En 1985, il créé à Paris une école de théâtre, le Grenier-Maurice Sarrazin qu’il dirige jusqu’en 1991.

Jacques Rosner
Le CDN

Jacques Rosner est né en 1936. En 1952, il rejoint l’équipe de Roger Planchon au Théâtre de la Comédie. Il devient l’assistant de ce dernier en 1957, à l’ouverture du Théâtre de la Cité, à Villeurbanne. Il y monte ses premières mises en scène (Goldoni, Planchon, Brecht…). Il travaille également au Grenier de Toulouse (La Mère de Brecht, La Cerisaie de Tchekhov…), en Allemagne et en Norvège. En 1970, il est nommé, directeur du CDN du Nord, qu’il rebaptise Théâtre du Lambrequin. Il y monte Vitrac, Marivaux, Corneille, Brecht. En 1974, il crée Dreyfus de Jean-Claude Grumberg, qui sera présenté au Théâtre national de l’Odéon avec Claude Dauphin, Gérard Desarthe…
En 1974, il est nommé directeur du Conservatoire national d’art dramatique, où il restera neuf ans. En 1979, il met en scène avec Maurice Bénichou et Jean-Claude Grumberg, L’Atelier de Grumberg, à l’Odéon. En 1985, il est nommé directeur du Grenier de Toulouse, où il remplace Maurice Sarrazin. Il y construit une équipe, crée une école et monte Thomas Bernhard, Heinrich Böll, O’Neil, mais aussi le Répertoire (Hugo, Molière…). Il achève son mandat avec la construction d’un nouveau théâtre, le TNT, qu’il inaugure avec La Mère d’Edward Bond.

Jacques Nichet
Le CDN

Jacques Nichet est né en 1942 et nous a quitté en 2019. Il entre à L’école nationale supérieure en 1964, où il fonde le Théâtre de l’Aquarium, troupe universitaire qu’il anime jusqu’en 1968. Il y impulse une forme de création collective reposant sur l’improvisation, dont il assume l’écriture et la mise en scène définitive. La troupe se fait connaître au-delà du milieu universitaire avec Les Guerres picrocholines d’après Rabelais. En 1967, il est reçu brillamment à l’agrégation de Lettres. Alors, qu’il a entamé une carrière universitaire, il fonde en 1970 avec quelques membres issus de la troupe, une compagnie professionnelle. Deux ans plus tard, le Théâtre de l’Aquarium s’installe à Vincennes, à côté du Théâtre du Soleil. Jusqu’en 1979, il met en scène des créations collectives autour de thèmes sociaux d’actualité : Marchand de ville en 1972, La jeune lune tient la vieille lune toute une nuit dans ses bras en 1976… À partir de 1979, il revient à des adaptations de textes littéraires et à des œuvres dramatiques : Kafka, Feydeau, Maeterlinck… Il partage désormais son rôle de metteur en scène avec Didier Bezace et Jean-Louis Benoit, cofondateurs de la troupe et c’est à eux qu’il laisse la direction de l’Aquarium, lorsqu’il est nommé directeur du CDN de Montpellier en 1986. De retour dans sa région d’origine, Jacques Nichet baptise le CDN, Théâtre des Treize Vents, en rapport avec son lieu d’implantation et explore un répertoire méditerranéen. Il monte García Lorca, Calderón, De Filippo. Il est le premier à monter l’Israélien Hanokh Levin. Il est à l’initiative en 1990 du Centre international de la traduction théâtrale, Maison Antoine Vitez, qui connaît depuis un beau développement. Plusieurs fois invité au Festival d’Avignon, il a mis en scène dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, La Tragédie du roi Christophe d’Aimé Césaire en 1996, permettant pour la première fois depuis la création du Festival, à une équipe de comédiens noirs de jouer dans ce haut lieu du théâtre. De 1998 à 2007, il dirige le Théâtre national de Toulouse Midi-Pyrénées où il monte des mises en scène, toujours inscrites dans une scénographie simple, jamais naturaliste, qui n’excluent pas la magie théâtrale, la recherche de l’émotion et de la poésie.

Agathe Mélinand et Laurent Pelly
Le CDN
Agathe Mélinand et Laurent Pelly
© Frédéric Scheiber

En janvier 2008, Agathe Mélinand et Laurent Pelly sont nommés codirecteurs du Théâtre national de Toulouse. En 2008, Laurent Pelly y met en scène Jacques ou la soumission et L’avenir est dans les œufs d’Eugène Ionesco et Le Menteur de Goldoni, traduit par Agathe Mélinand. En 2009, Laurent Pelly crée Talking Heads d’Alan Bennett. La même année, Agathe Mélinand et Laurent Pelly proposent Cami, la vie drôle ! un spectacle pour les comédiens de L’ATELIER du TNT. Agathe Mélinand écrit et réalise, en 2009, Monsieur le 6 d’après Sade. En 2010, Laurent Pelly met en scène Mille francs de récompense de Victor Hugo et Funérailles d’hiver de Hanokh Levin. En 2011, Laurent Pelly met en scène Les Aventures de Sindbad le marin d’Agathe Mélinand. La même année, elle réalise Tennessee Williams – Short stories. En 2011, Laurent Pelly met en scène les comédiens de L’ATELIER dans J’ai examiné une ampoule électrique et j’en ai été satisfait d’après Daniil Harms. En 2012, il met en scène Macbeth de Shakespeare. Agathe Mélinand écrit et réalise en 2013 Erik Satie – Mémoires d’un amnésique. La même année, Laurent Pelly met en scène Mangeront-ils ? de Victor Hugo. En 2013, ils proposent Edgar Allan Poe – Extraordinaires avec les comédiens de L’ATELIER. En mars 2014, Laurent Pelly créé Le Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Agathe Mélinand crée un spectacle jeune public, Histoire de Babar, le petit éléphant de Jean de Brunhoff, sur la musique de Francis Poulenc. En 2015, Laurent Pelly met en scène L’Oiseau vert de Carlo Gozzi dans une traduction d’Agathe Mélinand. L’année suivante, il met en scène La Cantatrice chauve d’Eugène Ionesco. En 2017, il crée Les Oiseaux d’Aristophane, traduit par Agathe Mélinand. En octobre 2017, Laurent Pelly met en scène, pour et avec les comédiens de L’ATELIER, Sur la tête, d’après des textes de Jacques Prévert. Agathe Mélinand crée Enfance et adolescence de Jean Santeuil, un spectacle d’après Jean Santeuil de Marcel Proust en novembre 2017.