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Journal
Dossiers et reportages
Publié le 22 septembre 2021

C’était en mai 2021. Je revenais au théâtre pour la première fois après des semaines de confinement et des mois de fermeture des établissements culturels. Le ThéâtredelaCité
rouvrait et donnait la dernière création de la compagnie Baro d’evel, Falaise.
J’avais, enfin, le plaisir de me retrouver dans le ventre de la salle obscure, dans un confinement aussi volontaire qu’éphémère, qui n’était plus isolement et distanciation sociale, mais rapprochement et rassemblement avec d’autres qui avaient fait, au même moment, le même choix que moi.
De Falaise, je retiens une image, en lever de rideau : un pied, chaussé d’un gros soulier, troue brutalement la muraille qui s’élève autour du plateau. Le coup est franc, puissant : il arrache des gravats crayeux et ouvre une brèche par laquelle passe bientôt un corps que l’on entend marmonner des choses incompréhensibles, dans un parler oscillant entre langue d’Espagne et langue de la folie.
Je pouvais interpréter ce coup de pied initial de deux façons : comme une libération, que venait immédiatement confirmer un vol d’oiseaux, passant soudain d’un coup d’aile de coulisse à coulisse, ou comme un geste de destruction dans une scénographie qui est peu à peu percée, dégradée, détruite par d’autres pieds et jambes qui la mettent en ruines.

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DOSSIER : IVANOFF (ENTRETIENS)

Publié le 22 septembre 2021

On s’est lancé·e·s dans une véritable recherche expérimentale. Dans le texte de Fredrik Brattberg, Ivanov offre des marionnettes à Sacha pour son anniversaire. Nous nous sommes donc posé·e·s la question de ces marionnettes, voir si elles ne pouvaient pas être virtuelles et ainsi travailler avec des avatars, plutôt qu’avec des marionnettes physiques. L’équipe trouvait l’idée très excitante ! Comme c’est quelque chose que nous ne savions pas faire au théâtre, le ThéâtredelaCité nous a proposé un temps de recherche. C’est un terrain complètement vierge, ce qui est vraiment passionnant. C’est plutôt concluant alors nous continuons sur cette piste ! L’idée est d’implémenter le jeu des acteur·rice·s dans les attitudes des avatars. Des systèmes de reconnaissance faciale permettent une complète interaction entre les acteur·rice·s et leur avatar, ainsi la parole, les mouvements et les déplacements des acteur·rice·s peuvent être repris par leur avatar. C’est intéressant d’avoir ce type d’exploration et surtout de voir comment les comédien·ne·s se l’approprient, car l’idée est avant tout de faire du théâtre !

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DOSSIER : IVANOFF (ENTRETIENS)

Publié le 22 septembre 2021

Que représente Ivanov pour vous ?
Comme Hamlet, Ivanov est un personnage qui n’agit pas, ce qui me fascine aussi bien d’un point de vue philosophique que personnel. Comme de nombreux existentialistes, je trouve la réflexion sur la naissance d’une action très intéressante. Est-il possible d’aller jusqu’au bout d’une pensée pour ensuite agir, ou l’action vient-elle d’abord et les pensées après, de manière à rendre légitime ce que l’on vient de faire ? Je suis également fasciné par la manière dont Ivanov semble être entré dans une autre dimension. Ivanov se place loin du monde réel, loin de l’action, mais il est en même temps en contact avec quelque chose de différent et peut-être de plus grand.

Le fait de réécrire ce chef-d’oeuvre de théâtre est un défi important, qu’est-ce qui vous a motivé dans ce projet ?
L’invitation de Galin à participer à ce projet a provoqué chez moi, je dois l’avouer, une profonde réflexion. Je devais trouver l’indispensable connexion entre ma façon d’écrire et cette pièce. J’ai un parcours de compositeur et mon écriture prend sa source dans la composition de musique, pour laquelle les répétitions constituent l’ingrédient formel essentiel. En tant qu’auteur dramatique, je travaille avec des schémas de répétition dans lesquels je laisse les mêmes scènes revenir avec des petits changements. Après plusieurs lectures d’Ivanov, je me suis tout d’un coup rendu compte de quelque chose finalement d’assez évident – le personnage d’Ivanov comporte un élément de répétition : il est toujours la même personne qui n’agit pas et les mêmes scènes reviennent en quelque sorte, tout simplement parce qu’il n’arrive pas à résoudre le conflit qui s’y joue. Les problèmes d’Ivanov reviennent comme des mélodies dans une symphonie. D’autre part, comme je l’ai déjà évoqué, on a l’impression qu’Ivanov est passé dans une autre dimension. Dans IvanOff, Ivanov n’arrive même pas à aller au bout de la pièce dont il est le personnage principal, il la quitte pour rejoindre une troisième pièce. La forme et le sens se rejoignent ici et justifient pour moi le fait de réécrire Ivanov.

À quoi ressemble votre IvanOff ?
C’est la pièce de Tchekhov entièrement dépouillée. Les dialogues sur le passé des personnages et leur petit monde et toutes les blagues classiques de Tchekhov ont été enlevés. Restent Ivanov et ses relations avec les autres personnages. La pièce est divisée en quatre actes et, dans chaque acte, je prends des éléments de la pièce de Tchekhov que je répète pour faire apparaître l’essentiel de chaque acte. Je m’évertue à ce que la forme de chaque acte épouse le sens, c’est-à-dire que la forme crée le sens et que le sens crée la forme – je recherche ce processus dans toutes mes oeuvres dramatiques. D’autre part, ce que j’aime beaucoup chez Tchekhov, est le fait qu’il peut être tragique à un moment, puis comique la seconde d’après sans que le public ait l’impression que la pièce change de registre. Je m’efforce de garder cet aspect dans IvanOff. J’ai le sentiment que la pièce oscille en permanence entre le tragique et le comique, laissant le choix aux acteur·rice·s à tout moment de basculer d’un côté ou de l’autre.

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DOSSIER : IVANOFF (ENTRETIENS)

Publié le 22 septembre 2021

Que représente Ivanov pour vous ?
En Bulgarie, le théâtre de Tchekhov constitue un rituel, c’est l’épreuve du feu pour les jeunes comédien·ne·s. À cet âge, on s’identifie à des personnages comme Nina ou Treplev. Mais en vieillissant, les textes de Tchekhov ont continué de m’émouvoir. Pour moi, cet auteur est comme un médecin qui dissèque l’être humain, dans sa beauté et sa laideur, et parle en même temps de l’état général du monde. Le personnage d’Ivanov, plus particulièrement, c’est le Hamlet russe pour moi. Un personnage pris dans ce qu’on appellerait aujourd’hui une dépression, incapable d’agir malgré sa grande lucidité, incapable de se relier au monde extérieur.

Pourquoi avez-vous passé commande d’une réécriture à Fredrik Brattberg ?

Au départ, je voulais travailler sur le texte originel et jouer moi-même Ivanov. Puis, j’ai compris qu’il y avait des dimensions du texte que je voulais plus particulièrement développer, d’autres que je voulais effacer. Le rapport à l’étranger comme une menace, les blagues antisémites, la critique du système bancaire par exemple. J’avais rencontré Fredrik Brattberg à la Colline. Et j’avais lu d’autres de ses textes ensuite. Je ne voulais pas un complice, mais quelqu’un avec qui échanger sur le texte et créer une forme qui vienne du futur plutôt que du passé. Celle d’un auteur que je connaîtrais, mais qui demeurerait pour moi imprévisible.

Comment avez-vous procédé ?

Pendant le confinement, nous avons passé un grand nombre d’heures à parler sur Skype. On a commencé en janvier 2020, avec comme point de départ ce personnage qui s’arrête et n’arrive pas à agir. Puis, j’ai expliqué à Fredrik mon amour pour Tchekhov, qui révèle nos faiblesses au grand jour avec tant de bienveillance. On a parlé du comique de Tchekhov, qui n’est jamais facile à appréhender. On s’est demandé comment raconter cette histoire dans une époque contemporaine. Et Fredrik m’a parlé de sa manière d’écrire, musicale, avec des thèmes récurrents et des fantaisies, de ses textes qui sont comme des partitions baroques. Son style aussi très dépouillé, avec des situations très simples. Chez Tchekhov, les personnages s’expliquent beaucoup, mais en trois lignes, Brattberg te dit tout et rien en même temps.

Au final, quelles sont les grandes caractéristiques
de cet IvanOff ?

Quand j’ai reçu le texte, je n’ai pas saisi tout de suite. J’ai commencé à le comprendre grâce à la première session de répétition de trois semaines avec les interprètes. Fredrik écrit en créant des sortes de cartes géographiques de l’état physique et émotionnel de chacun des personnages. Son texte est une cartographie où figurent des points à relier. Et c’est au metteur en scène et aux comédien·ne·s de constituer ces liens. Le texte de Tchekhov et celui de Brattberg sont assez éloignés, mais tout ce qui est de l’ordre du vide chez Brattberg pourrait être nourri de ce que Tchekhov avait écrit dans son texte. Là où Tchekhov était dans le réalisme, Brattberg crée des mondes parallèles, à la Lynch ou à la Lewis Carroll, tout en respectant de près le texte source.

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Publié le 22 septembre 2021

LE TEMPS… D’AVOIR LE TEMPS

Il serait malvenu de parler de chance dans cette adversité, mais c’est un fait que la pandémie a rebattu les cartes d’un monde toujours plus pressé, toujours plus tourné vers la rentabilité dans lequel le spectacle vivant n’échappe pas à la règle. Le coup d’arrêt global a eu pour effet positif de voir se multiplier les temps de recherche et d’expérimentation, donnant ainsi aux artistes en création un temps de préfiguration qu’ils ont rarement. Certain·e·s ont ainsi eu envie d’un peu de démesure dans le format : dérouler par exemple en intégralité le fil d’une œuvre dramatique avec un plateau de comédien·ne·s nombreux·ses (Feuilleton Goldoni). Pour d’autres, ce temps donné, imprévu, confiné, leur a permis de s’immerger totalement dans une œuvre littéraire fleuve, celle de Dostoeïvski pour en extraire la substance première de la figure d’un de ses héros légendaires (Le temps que le cœur cesse). Lise Avignon a mis bout à bout toutes les répliques de Raskolnikov et les a apprises, mises en bouche, digérées à sa façon très organique, très épidermique, pour les « rendre » en trio avec deux autres comédiennes Anne Violet et Louise Morel : figures pâles, adolescence fiévreuse et rock sombre.

LE TEMPS DE DOCUMENTER DU COLLECTIF

Pour beaucoup d’artistes cette donnée temporelle moins
contrainte que d’ordinaire a en effet été l’opportunité d’un
travail au long cours qui a profondément transformé les
spectacles en gestation. Notamment pour celles·ceux dont la
matière première n’est pas une œuvre déjà écrite, du répertoire
ou de la littérature. Esprits, la création d’Anna Nozière,
est le fruit d’ateliers en immersion dans le cadre d’un projet
intitulé « Le réel sur un plateau », de dialogues engagés entre
son équipe, le public et des personnalités invitées sur ces
ateliers, chamanes, philosophes, physicien·ne·s, etc. Ces
ateliers ont constitué un formidable recueil de témoignages
partagés sur la façon dont nous vivons tou·te·s avec nos
morts, avec les absent·e·s. Un sujet complexe, infini, pas
forcément triste mais fort et émouvant, qu’elle est parvenue
à explorer, dans de nombreuses directions qu’elle a
sélectionnées ensuite, en donnant le temps aux rencontres,
aux projets transverses, au vécu, d’infuser véritablement dans
la création et de trouver sa voie pour parler à chacun·e.

LE TEMPS D’EXPÉRIMENTER

C’est un luxe en temps normal et c’est par conséquent avec
bonheur que les metteur·se·s en scène ont retrouvé ce temps
de latence, associé à la disponibilité inédite des espaces du
théâtre. Des plateaux vides, des salles de répétition prêtes à
être occupées et des équipes désireuses de ne pas rester dans
l’expectative ou l’inaction. De quoi véritablement mettre en
pratique la fonction « laboratoire » du théâtre souvent soumise
aux nécessités de la production, aux pressions de la
performance et de l’efficacité. IvanOff le dernier spectacle
de Galin Stoev a ainsi pu bénéficier de huit semaines de
création, auxquelles se sont rajoutées trois semaines
imprévues qui ont accompagné cette réécriture complète de
l’Ivanov de Tchekhov par l’auteur norvégien Fredrik Brattberg.
Le texte a peu à peu évolué vers une mise en abyme des
questionnements universels de Tchekhov revisités au fur et à
mesure de l’évolution de la pandémie avoisinante. Commencé
sans aucune pression, débarrassé un temps de tout enjeu de
performance puisque les théâtres ne savaient pas quand ils
pourraient rouvrir, le projet s’est également ouvert à plus de
créativité, plus de liberté, notamment sur le plan technique car
il fait voisiner de vrai·e·s acteur·rice·s en chair et en os et des
avatars tels ceux des jeux vidéo, jusqu’à brouiller les
différentes strates du jeu et de la réalité (voir l’entretien avec
Arié van Egmond, p.14). Le côté « laboratoire » au sens
scientifique du terme a prévalu sur la logique d’ensemble de
cette création : déploiement technique ultra pointu, inventivité
formelle, tentatives échantillonnées et acceptation des
échecs rencontrés ont fini par devenir l’ADN d’un spectacle
qui reflète complètement l’époque, ses possibilités et ses
grands questionnements face au futur.

LE TEMPS SANS LES ENJEUX

Dissocié du temps de production, le temps de création s’est
forcément enrichi de recherches plus volontiers déconnectées
des enjeux de présentation. Sans fins. aux pages intitulées Thomas
l’Obscur est un texte au prime abord un peu ardu, très littéraire,
où le roman de Blanchot est mis par son metteur en scène
Simon-Élie Galibert, entre les mains des comédien·ne·s de
l’AtelierCité. Outre le texte, sorte d’ode à l’écriture
romanesque et aux personnages de fiction, Galibert leur
propose en matière de direction d’acteur·rice·s,
d’expérimenter la chose sans pression, sans repères, sans rien
de descriptif, sans narration pesante ni consignes. Au fil des
étapes de travail cette autre forme de « laboratoire » devient
donc comme un temps de gestation, de maturation
indispensable. Entre chaque période de travail, les
propositions des comédien ·ne·s infusent, se révèlent, refont
surface ou disparaissent en chemin, faisant du processus de
création une expérience complète qu’on est invités à
venir voir pour la beauté de la découverte et de la surprise.
Pour se questionner aussi sur notre place de spectateur·rice
et la liberté qui nous est laissée. Ce premier trimestre à vivre
enfin tou·te·s ensemble est là pour nous rappeler que le
ThéâtredelaCité est une maison de création, où les artistes
peuvent prendre le temps de créer, de se tromper et de
recommencer, d’inventer en remettant sans cesse l’ouvrage sur
le métier, en reposant avec pertinence à partir de
points de vue multiples la question centrale de l’adaptation :
ces projets pour certains ne s’appuient pas sur des textes de
théâtre, sur des oeuvres dramatiques, mais sur des romans ou
des témoignages, sur de la matière vive qu’incarnent ensuite
des comédien·ne·s. Traversés de thèmes et d’interrogations
que nous partageons tou·te·s. De quoi reprendre avec
enthousiasme le chemin du théâtre.

3 questions à…
Publié le 22 septembre 2021

Pouvez-vous vous présenter et nous raconter de quelle façon vous avez rencontré le théâtre ?

Surprises
Publié le 22 septembre 2021
Éditos
Publié le 21 septembre 2021

À quoi sert un théâtre fermé ou un théâtre qui ne peut plus recevoir de public ? On peut vite dire, à rien. Sauf si on décide de le transformer en un champ de recherche où les artistes privés de public peuvent poursuivre leurs idées les plus osées (tels Alice à la poursuite du lapin blanc), sans obligation de produire un résultat dans l’immédiat. Pour ma part le seul endroit où j’ai pu fonctionner et respirer librement ces derniers mois a été ces périodes de laboratoire consacrées à des projet de création ou à des questionnements propres à notre métier. Le laboratoire est devenu l’endroit où l’arrêt imposé a la chance de se transformer en un temps d’introspection qui, a posteriori, va se révéler comme la période qui aura été la plus riche du point de vue créatif.

46 spectacles à découvrir :
théâtre, cirque, danse, marionnette…

Publié le 23 juin 2021

Installez-vous confortablement devant votre écran pour regarder le film de saison qui présente tous les spectacles de la nouvelle saison.

Monsieur, Madame
Publié le 20 avril 2021

Elle est l'un de ces maillons indispensables du ThéâtredelaCité.

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Surprises
Publié le 22 septembre 2021

BÉLIER
Le wombat étouffe ses victimes avec ses fesses, Le temps que le cœur cesse. Toi au contraire, tes mouvements de popotin quand tu danses redonnent vie à tous les cœurs gris. Prépare ta playlist et mets-nous des paillettes (biodégradables) plein les yeux !

TAUREAU
À l’image d’un Georges Perec qui se souvient ou d’un Philippe Delerm célébrant la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, profite de l’été indien pour dresser la liste de tous les moments, anodins et pourtant si riches, que tu vivras. Puis fais-les résonner avant que la Campana ne sonne l’arrivée de l’hiver.

GÉMEAUX
As-tu déjà vécu quelques expériences paranormales ? Pour Halloween, oublie ton costume de citrouille et prépare plutôt des bougies pour une petite séance de spiritisme. Début novembre, c’est chez les Esprits qu’il te faudra aller puiser quelques forces nouvelles.

CANCER
Pour combler le désœuvrement causé par les restrictions sanitaires, tu as fini par regarder toutes les séries existantes. Mais ces heures de visionnage t’ont fait oublier qu’un changement fondamental est en gestation en toi. C’est certain : J’entends battre son cœur ! Il t’emmènera vers une nouvelle saison encore plus exaltante que tous les épisodes de Plus belle la vie.

LION
À force de ne voir des gens qu’à travers des écrans, de la réunion à l’apéro, tes relations aux autres se distendent. Certes les Spice Girls nous disent « friendship never ends » mais attention tout de même à ne pas mettre trop à l’épreuve tes amitiés, elles pourraient ne pas être toutes Sans fins.

VIERGE
Avec le soleil qui te confère audace et assurance et Mars qui passe réveiller tes pulsions conquérantes, ton début d’automne s’annonce déterminé ! N’écoute pas les oiseaux de mauvaise augure qui voudraient t’effrayer en prédisant que any attempt will end in crushed bodies and shattered bones, c’est au contraire l’heure de ton triomphe !

BALANCE
Tu peux jeter tes magazines psychos « Comment raviver la flamme du désir en temps covid ? ». Vénus vient t’aider à souffler tes bougies en lune montante et t’offre un sex-appeal tout en romantisme qui fera son petit effet ! Alors, Please Please Please, fais-en bon usage….

SCORPION
Trop occupé·e à célébrer la réouverture des discothèques en dansant sur La Kiffance de Naps, tu n’as pas pu faire de vœux en contemplant les étoiles filantes cet été. Profite de l’essaim de météorites des Orionides en octobre pour te rattraper car, ce trimestre, Les Étoiles seront à ton écoute !

SAGITTAIRE
Telle une bouteille de soda trop secouée, tu n’attends
qu’une ouverture pour exulter dans un geyser de lâcher-prise.
Avant de péter les plombs, cherche cette occasion qui te permettra de perdre la raison sans devenir complètement Loco.

CAPRICORNE
Saturne et ses sept anneaux (apathie, déprime, résignation, mollesse, tristesse, doute et fatalisme) séjournent dans ta constellation tout l’automne. Pour t’y préparer quoi de mieux qu’IvanOff ou un Feuilleton Goldoni ? Tu pourras ensuite décider si tu veux toi aussi mettre en échec le bonheur ou agir contre cette influence astrale.

VERSEAU
Il va falloir garder les pieds sur terre : Jupiter s’installe dans ton signe. Oui, chance et puissance seront au rendez-vous, mais aussi orgueil et autoritarisme et comme le monde n’a vraiment pas besoin d’un nouveau despote, ne te transforme pas en Faustus Ier.

POISSON
Après tous ces mois étriqués, tu aspires à vibrer et vivre en grand, à faire jaillir les émotions et l’imagination, à rêver et être surpris·e chaque jour. Rien de plus simple : fais de chaque soir une Nuit du Théâtre. Bonne nouvelle : les jours raccourcissent !

POULPE-PANTHÈRE AILÉ
Envie de changer de signe ? C’est possible avec le Poulpe-panthère ailé : la constellation qui fait l’unanimité ! Mais tu peux aussi inventer ton propre signe à partir de ton animal totem. Il suffit qu’il soit assez malin et fort pour t’extraire du Mazùt de ce contexte sanitaire.