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4 – 14 juin 2019
 

Des cadavres qui respirent

Création de l'AtelierCité
De
Laura Wade
Mise en scène
Chloé Dabert
Avec
les comédien.ne.s de l’AtelierCité 2018-2019
Produit par le
ThéâtredelaCité

Représentations

Mar. 4 juin 2019
20h00
Mer. 5 juin 2019
20h00
Jeu. 6 juin 2019
20h00
Ven. 7 juin 2019
20h00
Sam. 8 juin 2019
20h00
Mar. 11 juin 2019
20h00
Mer. 12 juin 2019
20h00
Jeu. 13 juin 2019
20h00
Ven. 14 juin 2019
20h00
* Représentations scolaires

Distribution

De
Laura Wade
Traduction de l'anglais
Blandine Pélissier et Kelly Rivière
Mise en scène
Chloé Dabert
Avec les comédien.ne.s de l'AtelierCité 2018-19
Sélène Assaf Thomas Bellein Maud Gripon Adrien Guitton Thibaut Prigent Simon Ribet Mélissa Zehner
Son
Géraldine Belin
Collaboration artistique
Marie La Rocca
Assistanat à la mise en scène
Caroline Chausson
Produit par le
ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie

Informations

Le CUB

Saison 2018-2019
Création
Théâtre

Résumé

D’un côté, une metteure en scène, Chloé Dabert (Iphigénie de Racine du 16 au 19 avril). De l’autre, les sept comédien.ne.s de l’AtelierCité recrutés en juillet dernier.

Ensemble, ils sont le reflet de la jeune génération sur un plateau et doivent imaginer un spectacle.

En parallèle de leur travail de recherche et de répétitions, le ThéâtredelaCité proposera un parcours de spectateur : vous pourrez assister à des lectures, des répétitions publiques, des présentations d’étapes de travail et découvrir ainsi le processus de création de leur aventure artistique. Surprises à suivre tout au long de cette saison…

 


 

Après avoir lu plusieurs textes de théâtre contemporain, leur choix s’est arrêté sur Des cadavres qui respirent de Laura Wade. Cette comédie noire a reçu de nombreux prix en Angleterre mais n’a jamais été créée en France. Oscillant entre plusieurs genres, cette pièce nous parle de l’absurdité de la mort qui peut venir frapper à notre porte à tout moment et entraîner des bouleversements inattendus dans nos vies. Des cadavres qui respirent joue sur les sensations et s’apparente à une farce grinçante et déstabilisante où le suspense reste intact et nous tient en haleine jusqu’à la fin.

Des cadavres qui respirent

Dans un texte puzzle, Laura Wade permet au temps de s’écouler progressivement, à contre-courant, sans se soucier d’y noyer son lecteur ou même de l’enterrer. Mais il est certain que ce dernier appréciera d’autant plus l’air qui traverse son être après l’écoute du souffle des morts. Une histoire dans laquelle on découvre les malheurs de Jim, patron d’une entreprise de garde-meubles, qui a des soucis avec une odeur persistante provenant de l’un des containers, et Elaine, sa femme, qui s’ennuie. Kate et son amoureux Ben ; et Cameron, que Kate déteste et bat. La jeune femme est débordée par son job et ne supporte plus la chienne de son jeune amant.
Emma, une jeune femme de chambre, qui rêve de belles voitures et de balades romantiques en belles voitures. Ils sont simples, colériques, désemparés ; et pour tous, une découverte macabre va détourner le cours de leur vie.
C’est Emma qui la première va découvrir un client de l’hôtel qui semble être mort. Cinq scènes, cinq tranches de vie simples ; où ironie, humour et ennui s’entrelacent, mettant à jour les petites et grandes souffrances du quotidien.
Une pièce cruelle et drôle. Des personnages en sursis, qui nous plongent dans leur quotidien banal qui se transforme petit à petit en véritable cauchemar. Les rencontres deviennent des affrontements, les discussions des dialogues de sourds et la mort respire, omniprésente, elle ne montre pas toujours le même visage.
Elle est tour à tour angélique, pitoyable ou cruelle… Avec talent et subtilité, la jeune auteure de Des Cadavres qui respirent, construit une sorte de jeu de pistes au suspens tranchant, imaginé autour du thème de la mort.
Une mort, tantôt ancrée dans une réalité qui nous parait être la nôtre, tantôt un rêve, ou un fantasme. Elle révèle à des personnages coincés dans une banlieue sinistre, les différentes facettes de notre dernier voyage, qu’il soit low cost ou en classe affaires, divin ou insignifiant.
L’auteure brouille les pistes et ne dévoile les faits que progressivement. Le suspens reste intact et nous tient en haleine jusqu’à la fin.
Le titre de la pièce vient d’une réplique d’Antigone de Sophocle, citée en début de texte par l’auteure : « Quand un homme a perdu ce qui faisait sa joie, je tiens qu’il ne vit plus. C’est un cadavre qui respire ».
Laura Wade projette un monde dans lequel les vivants ne sont rien de plus que des morts comme les autres, à la différence qu’ils respirent.

Nicolas Tisserand pour La Mousson d’été

Biographie / Laura Wade

Laura Wade est née en 1977 à Bedford en Angleterre. Après des études de littérature dramatique à l’Université de Bristol, elle intègre le Young Writers Programme du Royal Court Theatre. Sa première pièce, Limbo, est présentée au Sheffield Crucible Studio Theatre en 1996, et 16 Winters à Bristol en 2000. Sa pièce Emma Young inaugure en 2003 le Findborough Theatre, où Laura est par la suite en résidence. En 2004, elle est auteure associée au théâtre de Soho et écrit Colder Than Here Was et Other Hands. Elle reçoit le prix de l’auteure la plus prometteuse par le Critics’ Circle Theatre pour Breathings Corpses (Des Cadavres qui respirent), jouée au Royal Court en 2005, et élue meilleure pièce de l’année 2006.