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4 – 21 décembre 2018
 

Insoutenables longues étreintes

Comédie dramatique d’
Ivan Viripaev
Mise en scène
Galin Stoev

Représentations

Jeu. 13 déc. 2018
20h00
Ven. 14 déc. 2018
20h00
Sam. 15 déc. 2018
20h00
Dim. 16 déc. 2018
16h00
Mar. 18 déc. 2018
20h00
Mer. 19 déc. 2018
20h00
Jeu. 20 déc. 2018
20h00
Ven. 21 déc. 2018
20h00
Mar. 4 déc. 2018
20h00
Mer. 5 déc. 2018
20h00
Jeu. 6 déc. 2018
20h00
Ven. 7 déc. 2018
20h00
Sam. 8 déc. 2018
20h00
Mar. 11 déc. 2018
20h00
Mer. 12 déc. 2018
20h00
* Représentations scolaires

Distribution

Comédie dramatique d’
Ivan Viripaev
Mise en scène
Galin Stoev
Avec
Pauline Desmet Sébastien Eveno Nicolas Gonzales Marie Kauffmann
Traduction du russe
Galin Stoev Sacha Carlson
Scénographie
Alban Ho Van
Vidéo
Arié van Egmond
Lumières
Elsa Revol
Son, musique
Joan Cambon / Arca
Régisseur plateau
Pierre Bourel
Machiniste
Cyril Turpin
Régie lumière
Valérie Leroux
Régie vidéo
Éric Andrieu
Régie son
Michel Le Borgne
Électricien
Didier Barreau
Assistante à la mise en scène
Virginie Ferrere
Travail sur l'énergie
Sarkis Indjian
Constructions des décors
Ateliers du ThéâtredelaCité sous la direction de Claude Gaillard
Costumes
Ateliers du ThéâtredelaCité sous la direction de Nathalie Trouvé
Compositing
Raphaël Granvaud-Perez
Prises de vue
Lucie Alquier-Campagnet

Production
ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie

Coproduction
La Colline – Théâtre national ; Théâtre de Liège, DC&J Création avec le soutien du Tax Shelter du Gouvernement fédéral de Belgique et de Inver Tax Shelter

Le texte a bénéficié du soutien de la Maison Antoine Vitez en 2016 pour sa traduction.

Pour la création d’Insoutenables longues étreintes, l’équipe artistique est accueillie en résidence au ThéâtredelaCité pendant 8 semaines.

Création au CUB / ThéâtredelaCité

Informations

Le CUB

2h environ

Déconseillé aux moins de 16 ans

Saison 2018-2019
Création
Théâtre

Téléchargements

Résumé

Je lis cette histoire comme un voyage initiatique au cours duquel, pour accéder à la lumière, il faut d’abord descendre dans les ténèbres les plus profondes et même traverser la mort.

C’est une quête effrénée du plaisir à tout prix, une recherche d’intensité par le sexe, la drogue, la violence mais qui dévoile surtout une désorientation et une perte de repères. Tout cela, avec le désir profond de trouver du sens, de l’amour et de la liberté. C’est un voyage qui, avec humour, tendresse et poésie nous renvoie à nos propres questions sans réponse.

Galin Stoev

Extrait

MONICA. – C’est une étreinte. Étreins-moi.
CHRISTOPHE. – Mais je ne sais pas comment faire.
MONICA. – C’est juste que tu n’as jamais essayé. Tu as toujours été focalisé sur le résultat, tu penses à l’orgasme. Mais le vrai plaisir est ici, Christophe : est-ce que tu le sens ?
CHRISTOPHE. – Oh mon Dieu, c’est presqu’insoutenable !
MONICA. – Parce que c’est le plaisir qui ne commence ni ne finit jamais. C’est la véritable vie, Christophe. Étreins-moi.
CHRISTOPHE. – À ce moment-là, Christophe s’effondre en sanglot. Putain, qu’est-ce qui m’arrive ?!
MONICA. – Ce qui se passe maintenant est l’événement le plus important de l’univers : la vie rencontre la vie.
CHRISTOPHE. – Je suis vivant, murmure Christophe, et il se met à pleurer. Je suis vivant, murmure Christophe, et il sourit. Je suis vivant, murmure Christophe, et il pleure. Je suis vivant, murmure Christophe, et il sourit. Je suis vivant, murmure Christophe, et le serpent noir se transforme en un « Mon Dieu, je ne savais pas qu’il y avait une telle tendresse en moi ». Et voilà qu’à l’intérieur de Christophe, il n’y a plus de serpent noir, mais seulement un : « Mon Dieu, je ne savais pas qu’il y avait une telle tendresse en moi ». Et là, des millions de cellules de Christophe volent vers des millions de cellules de Monica, et maintenant, elles se rejoignent les unes les autres dans d’insoutenablement longues étreintes. Mon Dieu, je ne savais pas qu’il y avait une telle tendresse en moi, Monica, murmure Christophe.
MONICA. – Je te rencontre, tu me rencontres. Ma tendresse rencontre la tienne, et l’univers s’élargit.
CHRISTOPHE. – C’est dingue !