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29 juin 2019 22:00
 

Marathon des mots

Représentations

Sam. 29 juin 2019
22h00
* Représentations scolaires

Informations

Au CUB, au Studio et aux HallesdelaCité

De 22h à 7h du matin

Saison 2018-2019
Autres disciplines

Résumé

1969 –1979. 1969, alors que la France fredonne, encore sous l’émotion de son printemps 68 et un rien polissonne, 69 année érotique, le tube de Serge Gainsbourg et Jane Birkin, il s’en passe des choses sur le continent américain.

Le 26 mai, alors que la guerre du Vietnam s’enlise, tue et enrôle de plus en plus de jeunes américain.e.s, John Lennon et Yoko Ono lancent leur célèbre « Bed-In » pour dénoncer la guerre et donner une chance à la paix. 8 jours à vivre, à écrire et composer des chansons (Give Peace A Chance) et à recevoir les journalistes du monde entier dans les draps immaculés de l’Hôtel Elisabeth à Montréal. Le 22 juin, la chanteuse et comédienne Judy Garland (Une étoile est née, Le Magicien d’Oz) passe over the rainbow. On dit que l’émotion suscitée par ses obsèques dans la communauté gay n’est pas pour rien dans la rébellion des client.e.s du Stonewall Inn, un bar de Christopher Street (West Village, Manhattan), qui n’en pouvaient plus d’être harcelé.e.s par la police de New York. La gay pride est lancée. Le 15 août, tous les garçons et les filles de la côte Est convergent vers Woodstock pour trois jours de paix et de musique, désormais légendaires. On écoute de la musique (Janis Joplin, Jefferson Airplane, Jimi Hendrix, Joan Baez, Ravi Shankar, The Who), on boit, on fume, on danse, on se baigne nu.e dans les rivières environnantes, on s’y envoie en l’air aussi… mais cela n’a rien de comparable au saut historique de Neil Amstrong qui, le 20 juillet, devant les yeux de millions de spectateur.rice.s rivé.e.s à leur poste de télévision, fly to the moon ! Alors que Richard Nixon est en passe de remporter les élections présidentielles, le pays est en proie à la colère des citoyen.ne.s noir.e.s américain.e.s qui, un an après la mort de Martin Luther King et aux accents de Gil Scott-Heron (Whitey is on the moon), réclament plus d’égalité, des droits et une vie décente. Quel été ! Déjà, les hippies et leur flower power en imposent aux beatniks, Jack Kerouac en meurt, amer et isolé, laissant sur la route une cohorte d’écrivain.e.s, de poète.sse.s et d’artistes (Patti Smith, Susan Sontag, William Finnegan, Bruce Springsteen) qui revendiqueront un héritage qui, 50 ans plus tard, donnera lieu à cette grande nuit américaine au ThéâtredelaCité dans le cadre de la 15e édition du Marathon des mots, consacrée à la littérature et à la culture américaine. En lectures, chansons, projections, performances de tout genre, on reviendra sur cette année mythique avant qu’un DJ set, proposé par les Siestes électroniques, transforme le CUB en une immense boîte de nuit. On vous emmènera alors jusqu’au bout des années 70 et de la nuit pour une formidable parenthèse enchantée…

Serge Roué, directeur du Marathon des mots, festival international de littérature