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5 – 7 mai 2020
 

Un instant

D’après
À la recherche du temps perdu de Marcel Proust
Adaptation
Jean Bellorini Camille de La Guillonnière Hélène Patarot
Mise en scène, scénographie et lumière
Jean Bellorini

Représentations

Mar. 5 mai 2020
20h30
Mer. 6 mai 2020
19h30
Jeu. 7 mai 2020
19h30
* Représentations scolaires

Distribution

D’après
À la recherche du temps perdu de Marcel Proust
Adaptation
Jean Bellorini Camille de La Guillonnière Hélène Patarot
Mise en scène, scénographie et lumière
Jean Bellorini
Avec
Hélène Patarot Camille de La Guillonnière
Musicien
Jérémy Peret
Costumes et accessoires
Macha Makeïeff
Création sonore
Sébastien Trouvé
Assistanat à la scénographie
Véronique Chazal

Production
Théâtre Gérard Philipe, centre dramatique national de Saint-Denis

Coproduction
Les Théâtres de la Ville de Luxembourg, TKM Théâtre Kléber-Méleau, Renens, Théâtre de Caen, La Criée – Théâtre national de Marseille

Informations

La Salle
1h45

Saison 2019-2020
Théâtre

Résumé

La vérité de cette création se fonde sur mon obsession de comprendre, par un examen presque clinique du cerveau, le mécanisme qui mène l’artiste à la mise en récit. Comment Proust décide-t-il à un moment de s’enfermer pour écrire ce livre ? Avait-il tout en tête, toute la structure, en s’asseyant pour s’y mettre ? A-t-il noté toute sa vie des petits récits pour les ressortir tout d’un coup…? Quelles conditions intérieures suscitent un tel geste ? La Recherche est le texte qui correspond non seulement à cette quête personnelle mais qui en soulève les questions exactes, déploie les rouages qui mènent d’un vécu à une œuvre, d’un souvenir à sa mise en art. Il me semblait que dans ce rapport, les trois grands axes à creuser étaient l’enfance, le deuil et le surgissement de la mémoire. Et ces grands pans de la Recherche correspondent à trois grands duos proustiens : le narrateur et Françoise ; le narrateur et sa grand-mère ; Marcel Proust et Céleste.
Ce sera un spectacle sur la mémoire et l’exil de soi (Hélène Patarot raconte son histoire personnelle qui est mise en perspective avec l’histoire du narrateur de La Recherche. Les manques de leurs mères, les liens à leurs grands-mères, les deuils, les départs. Les souvenirs. L’émotion qui naît réellement de la remémoration d’un instant. Quelque chose tient dans le parallèle qu’il existe entre le récit de Proust et celui d’Hélène Patarot (sa mémoire et le Viêtnam). De quoi est-ce qu’on se souvient ? Est-ce la réalité ou la transposition/transformation de nos fantasmes ? La métempsycose. La vérité n’est-elle pas contenue uniquement dans les objets ? Le vrai est lié au hasard. La mémoire involontaire. À travers leurs récits respectifs nous naviguons dans leurs troubles.
Jean Bellorini, septembre 2018