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Semaine du 14 juin 2021
 

Mon prof est un troll

Création collective du Collectif OS’O
Texte
Dennis Kelly

Distribution

Création collective du Collectif OS’O
Texte
Dennis Kelly
Traduction
Philippe Le Moine Pauline Sales
Avec (en alternance)
Roxane Brumachon Bess Davies Baptiste Girard Maëlle Gozlan Mathieu Ehrhard Augustin Mulliez Tom Linton Anaïs Virlouvet
Dramaturgie
Aurélie Armellini
Costumes et accessoires
Marion Guérin
Création lumière
Emmanuel Bassibé
Production
Fabienne Signat
Diffusion
Marina Betz

L’Arche est agent de la pièce représentée

Production Le Champ de Foire – Saint-André-de-Cubzac, Théâtre des Chimères – Biarritz, Le Carré-Colonnes, scène conventionnée de Saint- Médard-en-Jalles et Blanquefort, Théâtre Ducourneau à Agen, Gallia Théâtre, scène conventionnée de Sainte

Soutien Fonds de soutien à la création de la Mairie de Bordeaux

Informations

En classe de primaire au sein des établissements scolaires partenaires de PAL/PAE
Durée estimée 50 minutes


À partir de 8 ans
6 représentations scolaires la semaine du 14 juin 2021

Saison 2020-2021
En famille
Théâtre

Résumé

C’est l’histoire de Max et Alice, deux enfants malicieux, qui voient arriver leur nouveau directeur d’école, un troll. Ce troll de directeur, Monsieur Arrgghh, instaure un régime totalitaire. Il dévore les enfants trop curieux, les envoie à la mine, et les force à manger des choux de Bruxelles au beurre de cacahuète. Rien que ça ! Alice et Max vont alors tout tenter : faire appel aux adultes, à l’inspecteur des écoles, au policier et au Président de la Feurance. Malheureusement personne ne se mobilise. Le duo téméraire ne se laisse pas démonter, et va surmonter cette situation par la solution la plus révolutionnaire et désarmante possible. Une réflexion métaphorique pleine de sens, qui entre en résonance avec l’imaginaire des enfants.

Je n’ai jamais rencontré de troll, mais il m’est arrivé de rencontrer une ou deux personnes qui auraient probablement du naître troll. Je tente encore de convaincre les gens que cette pièce est une métaphore de ceci et cela, mais la vérité, c’est que c’est une pièce sur deux enfants pas très sages et un troll, et cela me suffit.

Dennis Kelly

Note d'intention

– C’est un troll
– C’est pas un troll
– C’est un troll
– C’est pas un troll
– C’est un…
– C’est pas un…
– Oh. C’est un troll.
– C’est bien un troll. Le silence tombe sous le préau alors que le troll s’avance pesamment. Il a la peau verte et écailleuse, de petites cornes pointues lui sortent d’une touffe de cheveux rouges, les yeux comme des flaques de boue, les dents jaunes dégoulinantes de bave avec deux crocs tordus et acérés, la queue couverte d’épines.

Que se passerait-il si soudain tout se détraquait?
Si le nouveau directeur de l’école était un troll, un vrai troll, un de ceux qui mange les enfants, qui les contraint à travailler quotidiennement au forage de mines d’or et les empêche de faire des bêtises. Une créature qui dégoulinerait de bave et qui serait titulaire d’un certificat de démangeaison lui permettant de se gratter les fesses. Ce serait monstrueux !

Par son étymologie, la signification du mot monstre oscille entre montrer (monstrare) et avertir (monere). Cette oscillation inviterait chacun, au contact d’un monstre, à changer de position pour percevoir une autre réalité. Qu’est-ce que le monstre en effet si ce n’est ce type d’être vivant, qui, apparaissant comme hors de la norme, met en évidence la fragilité de l’ordre de la vie auquel nous sommes tous habitués, suscitant ainsi étonnement et inquiétude?

Biographie

Dennis Kelly

Né en 1970 à New Barnet (Nord de Londres), il intègre vers l’âge de 20 ans une jeune compagnie théâtrale et commence à écrire. À la fin des années 90, il entame des études universitaires au Goldsmiths College de Londres. S’il dit n’y avoir guère appris en matière d’écriture théâtrale, il y affirme le choix de formes en rupture avec le théâtre social réaliste anglais, à l’image de celles développées par Antony Neilson, Sarah Kane ou Caryl Churchill. Conjuguant le caractère provocateur du théâtre in-yer-face et l’expérimentation de styles dramatiques diversifiés, ses textes abordent les questions contemporaines les plus aigües.

Après Débris en 2003 (créée au Théâtre 503 à Londres), il écrit Osama the Hero (Young Vic Theatre, Londres, 2004), After the end (Bush Theatre/Compagnie Paines Plough, Londres, 2005, tournée à Saint-Pétersburg, Moscou et New- York), Love and Money (Royal Exchange, Manchester/ Young Vic, Londres, 2006), Taking care of baby (Birmingham Rep/Hampstead Theatre, Londres, 2007, qui reçoit le John Whiting Award), DeoxyriboNucleic Acid/D.N.A (National Theatre Connections Festival, Londres, 2007), Orphans (Traverse Theatre, Edimbourg/Birmingham Rep/Soho Theatre, Londres, 2009), The gods weep (Hampstead Theatre/Royal Shakespeare Company, Londres, 2010).

Pour le théâtre, il adapte également La quatrième porte de Péter Karpati, Rose Bernd de Gerhart Hauptmann, plus récemment Le Prince de Hombourg de Kleist (Donmar Warehouse, Londres, 2010).
Pour la radio, il écrit Colony (BBC Radio 3, 2004) et 12 shares (BBC Radio 4, 2005) et pour la télévision, il co-signe (avec Sharon Horgan) le scénario de la série Pulling (Silver River/BBC 3, 2006-2009).

Dernièrement, il a signé le livret de Matilda, A musical, d’après Roald Dahl (Royal Skakespeare Company, 2010) et achevé un premier scénario cinématographique : Blackout (Big Talk/Film 4). Son oeuvre est régulièrement traduite et créée en Allemagne (il est élu Meilleur auteur dramatique 2009 par la revue Theater Heute).