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18 janvier 2021 18:30
 

Trois personnages en quête d’indignation

Description

INDIGNEZ-VOUS !
UN ÉBRANLEMENT DES CONSCIENCES
par Sylvie Crossman
co-auteure, éditrice d’Indignez-vous !

Indignez-vous ! Cela arrive une fois seulement dans une vie d’éditrice. Imaginez… Deux millions et demi d’exemplaires vendus en quelques mois en France ; plus de quatre millions en tout dans le monde. « Le plus gros succès éditorial de la décennie », écrivait Livres Hebdo, le journal de la profession, en décembre 2019, alors que l’ouvrage dix ans après sa publication se signalait à nouveau sur les listes des meilleures ventes. Un livre « pas plus gros qu’une crêpe » comme l’a écrit un journaliste canadien, 32 pages, publié à Montpellier par Indigène, un éditeur indépendant, qui embrase le pays, suit la route inverse des gros succès habituels, touche Toulouse ensuite, berceau de l’exil espagnol, puis remonte vers la Bretagne, connecte avec Rennes – les premières manifestations contre la réforme des retraites – ricoche seulement après sur Paris. Puis qui déborde sur l’Europe, le monde, chaque pays trouvant son motif d’indignation dans sa propre histoire – l’Espagne, la guerre civile ; l’Allemagne, le nazisme ; le Japon, la bombe atomique… jusqu’à New York, Wall Street, le coeur de la finance mondiale.

Indignez-vous ! c’est bien plus qu’un succès éditorial : c’est un acte, un acte d’ébranlement des consciences, une origine, un mouvement : ces Indignés qui se lèvent un peu partout sur la planète, à Madrid, Berlin, Tunis, Tel Aviv, Istanbul, Tokyo, Santiago… pour revendiquer leurs droits humains à travers une démocratie « réelle et maintenant » comme le formulent les jeunes Espagnols de la Puerta del Sol.

Mais surtout, si Indignez-vous ! est quelque chose, c’est un homme. Stéphane Hessel, 93 ans, la mémoire d’un siècle : jeune titi berlinois plongé dans le Paris surréaliste de l’entre-deux guerres ; fils d’Helen, modèle de l’amoureuse de Jules et Jim, qui lui transmit le devoir d’admiration ; rescapé des camps de la mort ; dernier témoin vivant de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme ; dissident dont la langue fut la poésie ; partisan d’une révolte heureuse ; indigné devant l’éternité, cabotin juste assez pour être un personnage. De théâtre évidemment. Un personnage en quête de pièce…

Informations

Distribution

À partir du texte Indignez-vous ! de Stéphane Hessel

Pièce de Jean-Pierre Barou

Mise en lecture Gabor Rassov

Avec
L’HOMME (Stéphane Hessel) : Rufus
ROMAN, SON PETIT-FILS : Roman Kolinka (le même joue LE SPECTRE)
HAMLET : Matthieu Delaunay (le même joue HORATIO, l’éditeur espagnol)
EMMA et OPHÉLIE : Géraldine Gallinari

Avec la maison d’édition « Editions Indigènes » dirigée par Sylvie Crossman

Biographies

Gabor Rassov, né le 15 juin 1964, est auteur de théâtre, scénariste, acteur et metteur en scène. Il  débute avec son frère Lucio Mad, puis travaille avec Pierre Pradinas qui a monté une dizaine de ses pièces  (dont Les guerres Picrocholines, La vie criminelle de Richard III, Néron, Jacques et Mylène, Fantômas revient, Les amis du placard…). Il a coécrit avec Philippe Nicolle (de la compagnie Les 26 000 couverts) À bien y réfléchir et puisque vous posez la question il faudra quand même trouver un titre un peu plus percutant. Celui-ci vient de mettre en scène sa dernière pièce (Véro 1ère, reine d’Angleterre). Il a coécrit une quinzaine de scénarios, avec Samuel Benchetrit, Richard Bohringer, Lucio Mad, Artus de Penguern, Riton Liebman… Il a également mis en scène, entre autres, Jean- Louis Trintignant (Le journal de Jules Renard ; Trois poètes libertaires) ; Bruno Salomone (Euphorique qu’il a également coécrit) ; Riton Liebman (Soissons dans l’Aisne) et ses propres pièces (Jérôme et Marie acceptent la carte bleue).

Rufus, comédien de scène autant que de cinéma, Rufus débute à l’écran en 1967 avec Les encerclés de Christian Gion, avant d’apparaître dans Les Patates de Claude Autant-Lara. Il tourne par la suite deux films avec Yves Boisset : Cran d’arrêt et Un conde. En 1976, il partage l’affiche avec Isabelle Adjani et Roman Polanski dans Le Locataire.
S’il multiplie les téléfilms et les pièces de théâtre au cours des années 80, la décennie suivante est l’occasion pour lui de collaborer à trois reprises avec Jean-Pierre Jeunet. Les deux hommes tournent en effet ensemble Delicatessen (1991), La cité des enfants perdus (1995), et enfin Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001). Ce film lui permet d’obtenir à 59 ans une nomination au César dans la catégorie Meilleur acteur dans un second rôle.
En 2002, il joue dans le polar de Raoul Ruiz : Ce jour- là , puis dans Madame Edouard avec Michel Blanc et Didier Bourdon. Il retrouve ensuite Jean-Pierre Jeunet pour une courte apparition dans la fresque romanesque Un long dimanche de fiançailles, après quoi il tourne dans Le Grand rôle, film choral avec Stéphane Freiss. En 2004, il joue dans Iznogoud, une comédie réalisée par Patrick Braoudé avant de retrouver les planches pour son spectacle : Le fantaisiste.
Toujours au théâtre, il est à l’affiche de la pièce de Patrice Leconte Héloïse au théâtre de l’Atelier, puis dans la pièce d’Amantha Sthers, Mur, mise en scène par Anne Bourgeois. Depuis 2015, il joue très régulièrement son propre spectacle Les Jaillissantes et démarrera prochainement une tournée de sa Piste de l’Utopiste .
Au cinéma, on le retrouve dans Salaud on t’aime, et Chacun sa vie, de Claude Lelouch, le très acclamé Chant d’ Hiver de Otar Iosseliani, Bienvenue à Marly- Gomont de Julien Rambaldi, Vive la Crise, de Jean-François Davy et également dans Knock de Lorraine Levy. Il incarne le père de Guillaume Canet dans Au nom de la terre d’Edouard Bergeon (2 millions de spectateurs).

Roman Kolinka, né en 1986, il a fait ses études de théâtre à l’école Claude Mathieu à Paris. Après plusieurs expériences derrière la caméra en tant qu’assistant réalisateur et assistant décorateur, il tourne dans plusieurs courts-métrages, puis dans le premier long-métrage de Pierre Godeau Juliette, Un enfant de toi de Jacques Doillon, Après mai d’Olivier Assayas. La réalisatrice Mia Hansen Love le fera tourner à trois reprises dans Eden, L’Avenir et Maya.

Matthieu Delaunay, né en 1992, il est ancien élève du Centre national supérieur d’Art dramatique et du Cours Florent. Il a joué au cinéma le premier rôle de Bula de Boris Baum avec Xavier Gallais et Stéphane Bissot et celui de La Révélation de Géraldine Gallinari. Auteur et metteur en scène, il a fondé sa propre compagnie : Le Théâtre dérobe.

Géraldine Gallinari, née en 1990, elle est ancienne élève du Cours Florent. Elle a figuré dans Place Publique, long-métrage fiction d’Agnès Jaoui et dans Le sens de la fête, long-métrage fiction d’Eric Toledano et Olivier Nakache ; elle a tenu le second rôle dans La Révélation, le court-métrage fiction qu’elle a elle-même écrit et produit. Elle est aussi réalisatrice.

Sylvie Crossman est l’éditrice d’Indignez-vous ! au sein de la maison d’édition Indigène qu’elle a cofondée en 1996 avec Jean-Pierre Barou. Élève de l’Ecole Normale Supérieure de Fontenay-aux-Roses, angliciste de formation, elle vit à Los Angeles de 1974 à 1981. Elle enseigne à l’Université de Californie et rencontre régulièrement l’écrivain Henry Miller qui lui rendra hommage dans un livre, le seul qu’il ait écrit directement en français, sur sa suggestion : J’suis pas plus con qu’un autre (Buchet/Chastel, 1976). En 1978, elle devient correspondante du Monde pour la Californie, puis en 1985, elle crée à Sydney, en Australie, le poste de correspondant pour ce même journal. Elle est l’auteur de deux romans : Sœurs de peau (Albin Michel, 2008) et Le Fils de l’Inde (Seuil, 2018).