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Janvier 2024
 

La mort difficile

(titre provisoire)
D’après
La mort difficile
de
René Crevel
Un spectacle de
Simon-Elie Galibert

Distribution

D’après
La mort difficile
de
René Crevel
Un spectacle de
Simon-Elie Galibert
Avec
Marie Razafindrakoto, Achille Reggiani, Claire Toubin, en cours
Dramaturgie
Juliette de Beauchamp
Scénographie et costumes
Marjolaine Mansot
Lumière
Louisa Mercier
Son
Felix Philippe
Régie générale
Edith Biscaro

Production Venir faire

Coproduction ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, (en cours)

Avec le soutien du Jeune Théâtre National

Création Janvier 2024 au ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie

Informations

Durée estimée 1h30

Saison À venir
Théâtre

Résumé

De l’amour à la mort difficile.
C’est ce trajet que semble suivre Pierre, héros de La mort difficile. En quatre chapitres, condensant en un temps presque réel, une ultime soirée, l’auteur dépeint la fuite en avant d’un jeune homme qui n’hésite pas à briser définitivement l’équilibre précaire sur lequel sa vie tenait, dans le but de rejoindre l’homme qu’il aime, un certain Arthur Bruggle.

Note d'intention

Avec La mort difficile, c’est une tragédie moderne que je souhaite représenter : celle d’un jeune homosexuel, coincé au sein de son époque (les années folles) et de son milieu (la petite bourgeoisie), qui n’a pour perspectives possibles que le mensonge ou la fuite. Sous la forme d’une mécanique implacable en quatre tableaux, le roman de René Crevel dépeint les dernières heures d’un jeune homme décidé à vivre sa vie (rêvée, impossible), au risque d’en crever.
Dans cette œuvre radicalement caustique, issue d’un ressassement incessant du réel, l’auteur invente une auto fiction empreinte d’obsessions tournant inlassablement autour de son corps, de sa maladie, de sa propre psyché. Pleine de sa participation aux mouvements Dada puis Surréaliste, de son engagement politique auprès des communistes, l’œuvre porte en elle l’esprit de libération et les contradictions politico-sociales de l’entre-deux-guerres.
Composer ce spectacle à partir de René Crevel consistera à mettre en scène le solipsisme baroque (vision du réel à cause laquelle il prend sa conscience pour unique réalité, et ainsi ne reconnait pas le reste du monde comme existant), et égoïste de son personnage qui se supposant lucide déforme la réalité. Sans chercher à lui donner tort, nous questionnerons la fabrique du point de vue de l’auteur, pour libérer peut-être en dernier lieu les personnages, réduits à des stéréotypes étriqués. Sans l’apaiser, nous mettrons en scène la vision affectée et excessive de Crevel et travaillerons à réveiller les échos politiques et historiques qui lient ce roman des années 1920 à notre temps.

Simon-Elie Galibert

Les écrits de René Crevel sont des cris, crêtes et creux d’un débit verbal de très forte amplitude, au gré duquel la réalité se défait et se recompose en un ballet du désir fou, triomphant des raisons et de la répression.

Jean-Louis Bédouin