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12 – 21 février 2019
 

PRLMNT

Texte
Camille de Toledo
Conception, scénographie et mise en scène
Christophe Bergon

Représentations

Mar. 12 févr. 2019
20h30
Mer. 13 févr. 2019
19h30
Jeu. 14 févr. 2019
19h30
Ven. 15 févr. 2019
20h00
Mar. 19 févr. 2019
20h00
Mer. 20 févr. 2019
20h00
Jeu. 21 févr. 2019
20h00
* Représentations scolaires

Distribution

Texte
Camille de Toledo
Conception, scénographie et mise en scène
Christophe Bergon / lato sensu museum

# La Chute de l’Union européenne

En étroite collaboration, textes additionnels et avec et avec
Jules Beckman Marcelino Martin-Valiente
Voix off
Manuela Agnesini
Musiques originales
Jules Beckman
Dramaturgie et costumes
Manuela Agnesini
Assistant à la mise en scène
David Malan
Surtitrage
Sabrina Ahmed
Masques et accessoires
Jean-Pierre Belin Nathalie Trouvé
Réalisation des décors
Ateliers du ThéâtredelaCité sous la direction de Claude Gaillard

# L’Invention d'un monde

En étroite collaboration et avec les comédiens de l’AtelierCité 2018-2019
Sélène Assaf Thomas Bellein Maud Gripon Adrien Guitton Thibaut Prigent Simon Ribet Mélissa Zehner
Collaboration artistique
Marcelino Martin-Valiente
Costumes
Rachel Garcia
Musiques originales
Christophe Ruetsch
Création lumière
Serge Damon
Création sonore
Géraldine Belin

Production
ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie
lato sensu museum

Coproduction
L’Archipel, scène nationale de Perpignan

Accueils en résidence
théâtre Garonne – scène européenne, Toulouse
La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon – Centre national des écritures du spectacle

Informations

Le CUB


PRLMNT # L’Invention d’un monde :
12/02 – 15/02/2018

PRLMNT # La Chute + # L’Invention
:
19/02 – 21/02/2018


# L’Invention : 1 h 20 environ
# La Chute et # L’Invention : 2 h 40 environ

Saison 2018-2019
Création
Théâtre

Résumé

PRLMNT est une fiction d’anticipation politique écrite en deux volets. Deux temps pour passer de l’effondrement au relèvement. Qu’en est-il de notre vision pour l’Europe ? Quel imaginaire politique est-il en train de s’écrire ? Si le premier volet, à travers deux personnages, un fonctionnaire européen et un lobbyiste, interrogeait les vieilles rentes du pouvoir européen sur les êtres et les choses, le deuxième volet invite sept jeunes européens à dessiner un avenir désirable, à panser ce qui vient et à nous rappeler le sens des réalités, celui d’un plus vaste commun.

Christophe Bergon

Tournée

15 décembre 2018
Marciac
L’Astrada
14 novembre — 15 novembre 2018
Montpellier
Théâtre de la Vignette

En tournée saison 2019-2020

PRLMNT # La Chute de l'Union européenne / Teaser

https://www.youtube.com/watch?v=MnJVxDY0474

Synopsis

PRLMNT # La Chute de l’Union Européenne

Dans ce parlement désert, deux figures emblématiques du fonctionnement des institutions européennes, se retrouvent à rendre et régler leurs comptes. Un fonctionnaire européen, José-Luis Savale et un lobbyiste américain, Edouard Bannon. Ils se connaissent de longue date, pour avoir contribué, d’année en année, à forger la législation communautaire. Edie en tant que lobbyiste travaillant à « America First » et aux intérêts de l’industrie et José-Luis en tant qu’employé de la Commission, « petit Eichmann » à Bruxelles, en laissant passer des dossiers favorables aux industriels. Dans ce chaos à la fois intime et historique, les personnages se défont de leurs costumes officiels et s’autorisent un lâcher-prise truculent, retraçant avec une étrange gaieté mêlée de honte, d’incompréhension et de colère leurs parcours personnel et professionnel.

Bannon et Savale sont pris à l’intérieur de leur propre cauchemar. Une voix de femme leur parle, nous parle, elle dicte son rêve d’avenir. On imagine une femme du sud. Une voix archaïque, venue de Grèce. Une femme qui pourrait être « Europe », la déesse, la princesse phénicienne, la descendante de la terre-mère… Celle qui a été soumise à l’histoire de la violence.  Elle les pousse vers un état d’intranquilité où ils se retrouvent pris à leur propre je(u), à leur propre piège.

Dans un va et vient entre l’euphorie délirante et la détresse de ceux qui ont perdu « leur monde », se dessine, non sans humour, les contours d’une partie puissante de l’humanité qui a longtemps pris ses folies pour des actes de raison. L’ordre est renversé, la suprématie de l’homme blanc européen, les avantages post-coloniaux, les dîners d’affaire et les trafics d’influence détrônés, et Bannon et Savale plantés là, face à leurs responsabilités pendant que se dessinent en toile de fond les fondements d’un monde nouveau.

PRLMNT # L’invention d’un monde

Dans un autre temps, un autre moment de l’Histoire, au cœur du vieux parlement désert, une autre fable est en train de s’écrire. Sept jeunes européens font face à cet écroulement généralisé, à ce renoncement au sens commun. Ils y ont probablement pris parti et ne se refusent pas à endosser le vif de l’Histoire. Ils tentent d’inventer cette autre manière d’habiter le monde. Ils occupent la place, ils démontent la vielle architecture, déplacent pupitres et tribunes, se réapproprient l’espace, y campent, y prennent la parole, y rêvent… Ils n’abandonnent pas, ils s’accueillent, ils accueillent avec, pour seul élan, le refus obstiné de perpétuer l’ontologique principe de domination sur les êtres et les choses.

Partout en Europe le fil de la grande Histoire se poursuit. Des formes de parlement se reconstituent. Poussées par un même élan de transformation, des zones automnes se relient entre elles. Dans la diversité des cultures, des langues, du passé, du présent, à travers les frontières des nations, quelque chose s’invente. En lieu et place des vielles institutions une forme de parlement migrant s’est instaurée. La gouvernance commune des institutions européenne est devenue voyageuse. On ose à peine prononcer le mot d’utopie. Et pourtant, très vite, quelque chose va mal tourner…

A travers une succession d’instants, comme un fil de conscience commune, ce sont sept singularités qui vont prendre la parole. Dire et penser avec leur cœur. Sans prétention, sans recherche de vérité et au delà de la question des générations ils vont tenter d’échapper à ce que le philosophe Tristan Garcia appelle « la guerre du nous contre nous (…), une forme universelle qui nous tient toujours ensemble, au moment précis où elle paraît nous diviser ».