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À venir
 

Trois sœurs (titre provisoire)

Texte
Benjamin Porée et Pierre-Marie Baudoin
Mise en scène, scénographie et vidéo
Benjamin Porée

Distribution

Texte
Benjamin Porée et Pierre-Marie Baudoin
Mise en scène, scénographie et vidéo
Benjamin Porée
Avec
Lou de Laâge et Anna Mouglalis (en cours)
Dramaturgie
Pierre-Marie Baudoin
Scénographie
Lucien Valle et Benjamin Porée
Lumières
Lucien Valle
Son
John Kaced
Costumes
Marion Moinet

Production La Musicienne du Silence

Coproduction ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie ; Le Parvis, Scène nationale de Tarbes Midi-Pyrénées et Le Quartz, Scène nationale de Brest

Soutien CENTQUATRE-PARIS et Théâtre de Vanves, Scène conventionnée d’intérêt national

Création 7 – 16 janvier 2021 / ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie

Informations

Saison À venir
Création
Créations
Théâtre

Résumé

Trois femmes assistent un soir à une représentation des Trois sœurs de Tchekhov. Qui sont-elles ? Macha et Olga, deux femmes d’une quarantaine d’années, respectivement romancière et professeure de français, et qui se trouvent être demi-sœurs dans la vie, et Irina, une jeune femme d’une trentaine d’années, actrice de cinéma et de théâtre.

La pièce va agir en elles comme une anamnèse – retour à la mémoire du passé vécu et oublié ou refoulé. Leurs maux, leurs névroses, leurs secrets enfouis viennent comme puruler à la lumière faite par l’histoire de la pièce qu’elles viennent de voir, de vivre chacune en soi. Pour éviter une décompensation trop violente, elles vont décider, en se rejouant Les Trois Sœurs, d’imaginer chacune une fiction, comme un moyen bien réel de se rencontrer soi-même, de se réconcilier avec leur passé qui ne passe pas. C’est autour des figures du père et de la mère, en tant que personnification de l’absence, qu’elles construisent leur récit comme si la répétition de ce qui faisait en elles symptôme pourrait en se rejouant, en se réécrivant, se pardonner.

Alors que faire ? Superposer réel et fiction, abolir la frontière entre la place de spectateur et celle d’acteur ou tout simplement vivre sa vie jusqu’à en perdre le sens ? C’est dans l’emboîtement des narrations et dans l’enchevêtrement des fictions que pourra jaillir la lumière de l’être. La quête de soi passe par la réappropriation de ce que les autres ont fait de nous.

C’est dans le cheminement fictionnel des diverses strates de leur réalité qu’elles pourront rassembler les pièces manquantes du puzzle de leur existence. C’est peut-être ce qu’elles cherchent à faire finalement : peindre une toile éloquente de leur rapport au monde, proposer un récit cohérent de trois sœurs, trois femmes, trois êtres.