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4 – 10 novembre 2021
 

Esprits

D’
Anna Nozière et la POLKa
Spectacle accompagné par le
ThéâtredelaCité

Représentations

Jeu. 4 nov. 2021
20h00
Ven. 5 nov. 2021
20h00
Sam. 6 nov. 2021
18h00
Lun. 8 nov. 2021
20h00
Mar. 9 nov. 2021
19h00
Mer. 10 nov. 2021
19h00
* Représentations scolaires

Distribution

D’
Anna Nozière et la POLKa
Spectacle accompagné par le
ThéâtredelaCité
Avec
Jules Benveniste, Sofia Hisborn, Kate France, Leah Lapiower, Anna Nozière et Rainer Sievert
Écriture et mise en scène
Anna Nozière
Assistanat à la mise en scène
Charlotte Buosi et Yohanna Fuchs
Conseil artistique
Patrick Haggiag
Son, régie générale et régie générale
Sylvain Perruche Benoit Lepage
Lumière, régie lumière et régie plateau
Grégory Carbillet et Julien Bouyssou
Scénographie
Alban Ho Van
Vêtements et objets
Emma Depoid
Conseil dramaturgique
Christian Giriat
Production et diffusion
Satya Gréau
Administration
Apolline Clapson
Stagiaires
Anatole Aubin, Matéo Huguenard et Pierre-Emmanuel Rousselle

Production
la POLKa

Coproduction
Le Studio-Théâtre de Vitry ; Les Quinconces/L’Espal – Scène nationale du Mans ; Le ThéâtredelaCité – CDN de Toulouse ; Le Théâtre Romain Rolland – Scène conventionnée de Villejuif ; Le Théâtre d’Aurillac – Scène conventionnée ; L’Odyssée – Scène conventionnée de Périgueux ; L’OARA – Office Artistique de la Région Nouvelle-Aquitaine

Soutien
La Colline – Théâtre national ; La Chartreuse – Centre national des écritures du spectacle ; Le CentQuatre – Paris ; L’ONDA – Office National de Diffusion Artistique ; Le Ministère de la Culture – DRAC Nouvelle-Aquitaine ; La ville de Bordeaux ; L’ADAMI

Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National, Leah Rivka Lapiower – comédienne et Emma Depoid – scénographe
Avec la participation artistique de L’ENSATT, Jules Benveniste – comédien
Avec la participation de 113 mécènes PROARTI

Contribution
Sébastien Accart, Francesca Devalier, Cécile Léna, Vincent Leenhardt, Ana Karina Lombardi, Lisa Gardel et Serge Nail ont contribué à l’élaboration de ce spectacle.

Remerciement
Merci à Pascale Adnet, Jeanne Didier, Julie Goudard, Réjane Michel, et aux invités et acteurs des laboratoires de la Colline et du Studio-Théâtre.

Merci pour leur hospitalité à
Le Théâtre du Soleil – Ariane Mnouchkine et Charles-Henri Bradier, l’Odéon – Théâtre de l’Europe, Le Théâtre de la Piscine – Chatenay Malabry, le Théâtre au Fil de l’Eau – Pantin

LA POLKA est subventionnée par
Le département de la Gironde ; La ville de Bordeaux

Esprits est finaliste de l’appel à projet du G20 IDF 2020 « Le réel sur un plateau » et lauréat de la bourse de création du CNL. Il forme un diptyque avec Oiseau, spectacle jeune public à partir de 9 ans, lauréat de l’Aide à la création ARTCENA et lauréat du Prix PlatO 2021 (création janvier 2023 au ThéâtredelaCité – CDN de Toulouse Occitanie).

L’équipe artistique a été accueillie en résidence au ThéâtredelaCité.

Informations

Le CUB
1h30


TARIF B

Saison 2021-2022
Créé ici
Créé à Toulouse
Nouveau 21-22
Théâtre

Résumé

En convoquant des esprits, Anna Nozière et son équipe proposent plus qu’un spectacle, une aventure humaine qui nous place au cœur de la vie.

Elle choisit d’aborder avec le public les relations singulières que tissent les vivants et les morts. La dimension sacrée et rituelle du théâtre trouve toute sa force au cœur de ce projet. Les acteur·rice·s nous convient à explorer les traces des disparu·e·s qui subsistent en chacun·e et font résonner les liens puissants qui unissent vie et mort, visible et invisible.

Journal

Dossiers et reportages
Publié le 22 septembre 2021

LE TEMPS… D’AVOIR LE TEMPS

Il serait malvenu de parler de chance dans cette adversité, mais c’est un fait que la pandémie a rebattu les cartes d’un monde toujours plus pressé, toujours plus tourné vers la rentabilité dans lequel le spectacle vivant n’échappe pas à la règle. Le coup d’arrêt global a eu pour effet positif de voir se multiplier les temps de recherche et d’expérimentation, donnant ainsi aux artistes en création un temps de préfiguration qu’ils ont rarement. Certain·e·s ont ainsi eu envie d’un peu de démesure dans le format : dérouler par exemple en intégralité le fil d’une œuvre dramatique avec un plateau de comédien·ne·s nombreux·ses (Feuilleton Goldoni). Pour d’autres, ce temps donné, imprévu, confiné, leur a permis de s’immerger totalement dans une œuvre littéraire fleuve, celle de Dostoeïvski pour en extraire la substance première de la figure d’un de ses héros légendaires (Le temps que le cœur cesse). Lise Avignon a mis bout à bout toutes les répliques de Raskolnikov et les a apprises, mises en bouche, digérées à sa façon très organique, très épidermique, pour les « rendre » en trio avec deux autres comédiennes Anne Violet et Louise Morel : figures pâles, adolescence fiévreuse et rock sombre.

LE TEMPS DE DOCUMENTER DU COLLECTIF

Pour beaucoup d’artistes cette donnée temporelle moins
contrainte que d’ordinaire a en effet été l’opportunité d’un
travail au long cours qui a profondément transformé les
spectacles en gestation. Notamment pour celles·ceux dont la
matière première n’est pas une œuvre déjà écrite, du répertoire
ou de la littérature. Esprits, la création d’Anna Nozière,
est le fruit d’ateliers en immersion dans le cadre d’un projet
intitulé « Le réel sur un plateau », de dialogues engagés entre
son équipe, le public et des personnalités invitées sur ces
ateliers, chamanes, philosophes, physicien·ne·s, etc. Ces
ateliers ont constitué un formidable recueil de témoignages
partagés sur la façon dont nous vivons tou·te·s avec nos
morts, avec les absent·e·s. Un sujet complexe, infini, pas
forcément triste mais fort et émouvant, qu’elle est parvenue
à explorer, dans de nombreuses directions qu’elle a
sélectionnées ensuite, en donnant le temps aux rencontres,
aux projets transverses, au vécu, d’infuser véritablement dans
la création et de trouver sa voie pour parler à chacun·e.

LE TEMPS D’EXPÉRIMENTER

C’est un luxe en temps normal et c’est par conséquent avec
bonheur que les metteur·se·s en scène ont retrouvé ce temps
de latence, associé à la disponibilité inédite des espaces du
théâtre. Des plateaux vides, des salles de répétition prêtes à
être occupées et des équipes désireuses de ne pas rester dans
l’expectative ou l’inaction. De quoi véritablement mettre en
pratique la fonction « laboratoire » du théâtre souvent soumise
aux nécessités de la production, aux pressions de la
performance et de l’efficacité. IvanOff le dernier spectacle
de Galin Stoev a ainsi pu bénéficier de huit semaines de
création, auxquelles se sont rajoutées trois semaines
imprévues qui ont accompagné cette réécriture complète de
l’Ivanov de Tchekhov par l’auteur norvégien Fredrik Brattberg.
Le texte a peu à peu évolué vers une mise en abyme des
questionnements universels de Tchekhov revisités au fur et à
mesure de l’évolution de la pandémie avoisinante. Commencé
sans aucune pression, débarrassé un temps de tout enjeu de
performance puisque les théâtres ne savaient pas quand ils
pourraient rouvrir, le projet s’est également ouvert à plus de
créativité, plus de liberté, notamment sur le plan technique car
il fait voisiner de vrai·e·s acteur·rice·s en chair et en os et des
avatars tels ceux des jeux vidéo, jusqu’à brouiller les
différentes strates du jeu et de la réalité (voir l’entretien avec
Arié van Egmond, p.14). Le côté « laboratoire » au sens
scientifique du terme a prévalu sur la logique d’ensemble de
cette création : déploiement technique ultra pointu, inventivité
formelle, tentatives échantillonnées et acceptation des
échecs rencontrés ont fini par devenir l’ADN d’un spectacle
qui reflète complètement l’époque, ses possibilités et ses
grands questionnements face au futur.

LE TEMPS SANS LES ENJEUX

Dissocié du temps de production, le temps de création s’est
forcément enrichi de recherches plus volontiers déconnectées
des enjeux de présentation. Sans fins. aux pages intitulées Thomas
l’Obscur est un texte au prime abord un peu ardu, très littéraire,
où le roman de Blanchot est mis par son metteur en scène
Simon-Élie Galibert, entre les mains des comédien·ne·s de
l’AtelierCité. Outre le texte, sorte d’ode à l’écriture
romanesque et aux personnages de fiction, Galibert leur
propose en matière de direction d’acteur·rice·s,
d’expérimenter la chose sans pression, sans repères, sans rien
de descriptif, sans narration pesante ni consignes. Au fil des
étapes de travail cette autre forme de « laboratoire » devient
donc comme un temps de gestation, de maturation
indispensable. Entre chaque période de travail, les
propositions des comédien ·ne·s infusent, se révèlent, refont
surface ou disparaissent en chemin, faisant du processus de
création une expérience complète qu’on est invités à
venir voir pour la beauté de la découverte et de la surprise.
Pour se questionner aussi sur notre place de spectateur·rice
et la liberté qui nous est laissée. Ce premier trimestre à vivre
enfin tou·te·s ensemble est là pour nous rappeler que le
ThéâtredelaCité est une maison de création, où les artistes
peuvent prendre le temps de créer, de se tromper et de
recommencer, d’inventer en remettant sans cesse l’ouvrage sur
le métier, en reposant avec pertinence à partir de
points de vue multiples la question centrale de l’adaptation :
ces projets pour certains ne s’appuient pas sur des textes de
théâtre, sur des oeuvres dramatiques, mais sur des romans ou
des témoignages, sur de la matière vive qu’incarnent ensuite
des comédien·ne·s. Traversés de thèmes et d’interrogations
que nous partageons tou·te·s. De quoi reprendre avec
enthousiasme le chemin du théâtre.

Anna Nozière / Le contexte menant à l'écriture

Réactions des spectateurs – Sortie de résidence étape 1 en décembre 2018 au Studio-Théâtre de Vitry

Entretiens avec les comédien.ne.s

En quelques mots…

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