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À venir
 

Amathia

Une hiérarchie des priorités
Texte et mise en scène
Dominique Habouzit

Distribution

Texte et mise en scène
Dominique Habouzit
Avec
Loïc Apard, Sarah Darnault, Claudia Hugues, Denis Lagrace et Amanda Righetti Coutet
Conseil en écriture
Sonia Belskaya
Collaboration artistique
Johanny Bert
Plasticienne, conceptrice des marionnettes
Élise Nicod
Scénographe
Claire Saint Blancat
Compositions, arrangements et environnement sonore
Sébastien Guerive
Création lumière
en cours
Production, diffusion
Vanina Montiel / Acolytes
Production, administration
Thomas De Filippo / Acolytes

Production Blick Théâtre

Coproduction Marionnettissimo, Tournefeuille (31), Le Périscope, Nîmes (30), Le Sablier, Centre National Marionnette, Ifs (14), Le Théâtre de Laval, Centre National Marionnette, Laval (53), l’Espace Jéliote, Centre National Marionnette, Oloron-Sainte-Marie (64), Le ThéâtredelaCité – CDN, Toulouse (31), le Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières (08), Le Collectif EN JEUX, MIMA, Mirepoix (09), l’Estive, Scène Nationale de Foix et de l’Ariège (09), METT, Marionnette en transmission, Le Teil (07), Le Carré, Scène Nationale de Château-Gontier (53)

Ce spectacle reçoit le soutien d’Occitanie en scène dans le cadre de son accompagnement au Collectif En Jeux

Accueil en résidence L’Escale / Ville de Tournefeuille (31), Théâtre des Mazades, Toulouse (31), EHPAD Le repos, Toulouse (31)

Informations

Saison À venir
Marionnette

Résumé

La déshérence d’un chœur d’enseignants
Jouant du coude dans un dédale de couloirs tapissés de casiers, usant leurs voix dans d’innombrables salles de classes, figés à la bordure d’un réfectoire au bruit assourdissant, parmi les siens dans le son feutré de la salle des professeurs, montant et descendant des kilomètres d’escaliers, arpentant des cours de récréation, des préaux, esquivant ballons et quolibets… cinq solitudes font corps, s’affrontent, s’exhortent, jubilent et appellent à l’aide, prisonnières de leur sanctuaire.

Note d'intention

J’ai été tour à tour, élève, délégué des élèves, délégué élève du conseil d’administration au lycée, délégué d’un syndicat lycéen, élève puis professeur de cirque, de théâtre improvisation, de marionnettes, délégué des parents d’élèves pour mes filles en maternelle, en primaire, au collège où j’ai été membre du conseil d’administration et de la commission disciplinaire, délégué des parents d’élèves au lycée.
La question de ce qui fait école me travaille depuis bien longtemps.

C’est sûrement parce que mon expérience d’élève a souvent été douloureuse qu’elle m’a donnée l’appétit de tendre vers une autre façon de faire école.
J’enseigne aujourd’hui le jeu, la dramaturgie, l’écriture, c’est à dire que j’enseigne ce que je cherche.

J’ai récemment compris, lors d’un cour de dramaturgie que je donnais, que ce qui pouvait faire barrage à mes apprentissages aujourd’hui comme hier, était l’absence de rencontre, d’altérité entre enseignant et élève. J’ai un besoin viscéral d’être convaincu que l’enseignant peut lui aussi apprendre quelque chose, que le savoir n’est pas juste descendant mais circule entre l’élève et le maître. Depuis toutes ces années j’ai la nécessité de rencontrer et d’apprécier la personne avant d’apprendre du professeur. Quand je suis dans la posture de celui qui dit, j’ai le même besoin vis à
vis de mes élèves. J’aime à croire que ce n’est pas une particularité mais une définition de ce qui peut faire apprentissage, de ce qui donne tout son sens à la formation des citoyens d’aujourd’hui et de demain.

Mais je constate que ce qui fait sens chez moi n’est pas ou plus en vie chez certains professeurs et j’essaie d’en comprendre les causes. Cette enquête je la mène aujourd’hui et je souhaite en faire un objet artistique pour continuer à se poser ensemble la question de ce que c’est apprendre et comment ce besoin peut être pris en charge par une société.

Dominique Habouzit, auteur et metteur en scène