(…)
À venir
 

J’entends battre son cœur

Texte
Henri Bornstein
Conception, mise en scène
Lou Broquin

Distribution

Texte
Henri Bornstein
Conception, mise en scène
Lou Broquin
Avec
Sonia Belskaya, Julien Le Cuziat, Guillaume Herrmann, Christophe Ruetsch
Assistante à la mise en scène
Ysé Broquin
Musique originale
Christophe Ruetsch
Création lumière, régie générale
Guillaume Herrmann
Scénographie
Claire Saint Blancat, Lou Broquin
Conception technique scénographie
Claude Gaillard
Formes animées, objets, costumes
Odile Brisset, Claire Saint Blancat, Guillaume Herrmann, Lou Broquin
Administration de production
Marie Reculon
Communication et médiation culturelle
Agathe Nivet

Production Cie / CRÉATURE – Lou BROQUIN

Coproduction FMTM – Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières, Odyssud, scène conventionnée d’intérêt national art enfance et jeunesse

Accueil en résidence ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, le Kiwi Centre culturel de Ramonville, Marionnettissimo

Soutiens (en cours) Scène Nationale d’Albi

La Cie / CRÉATURE – Lou BROQUIN est conventionnée par la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée et la Mairie de Blagnac.

Informations

Tout public à partir de 10 ans

Durée 50 minutes

Saison À venir
En famille
Théâtre

Résumé

Août 2019
[…] Au départ de ce projet il y a une question :
Comment proposer au public une place singulière, un positionnement nouveau lui permettant de vivre le spectacle de l’intérieur ?
Depuis plusieurs créations je mène une exploration au cœur de l’intime. Je cherche à faire entrer le spectateur dans les mondes intérieurs des personnages.
Aujourd’hui je souhaite pousser plus loin cette rencontre en tentant une proposition plus immersive, sensorielle et multidimensionnelle.
J’imagine un dispositif scénographique où le public serait au centre et le spectacle autour et au-dessus de lui. Ce n’est pas uniquement par cet axe que la singularité s’exprimera. C’est en créant un contexte dramaturgique inédit que cette proposition se révèlera totalement. Le public prendra place à l’intérieur du corps d’une femme enceinte, devenant ainsi l’interlocuteur privilégié de son monologue intime.
Par ce dispositif mais également par le récit qui s’y tiendra, je souhaite questionner le rapport entre nos mondes intérieurs et le monde qui nous abrite.
Comment faire cohabiter ces différentes réalités ?
Comment harmoniser nos perceptions ? […]

Septembre 2020
Il y a un peu plus d’un an j’écrivais cette note d’intention avec, chevillé au corps, la certitude que dans ma démarche je devais chercher un nouveau chemin vers le public. En août 2019, totalement éloignée de la crise que nous allions vivre, je souhaitais me remettre en mouvement dans la relation à l’objet spectacle.
Aujourd’hui, évidemment, je ne suis plus tout à fait la même et le monde qui m’entoure ne sera plus jamais le même. Durant le confinement, je n’ai pas pu empêcher l’analogie entre notre situation et celle que je souhaitais faire vivre aux spectateurs. Le temps du confinement a été pour chacun différent et singulier. Pour ma part je l’ai vécu comme une gestation. Mais bizarrement ce n’était pas moi qui était enceinte mais bel et bien le monde qui été enceint de nous tous. Enfermés dans nos abris, nous imaginions le futur monde, celui que nous ne connaissions pas et dans sa transformation, c’est notre mutation qui s’opérait.
À la sortie de cette période suspendue, emplie de toutes ces traces et ressentis, je n’ai jamais cessé d’envisager ce futur projet.
Je peux dire que ce spectacle ne sera pas celui qu’il aurait été.
Je peux dire que plus que jamais mon envie est d’offrir un temps de consolation et d’étreinte entre un public et une œuvre.
Je peux dire que les cocons qui accueilleront les spectateurs seront les fauteuils d’un voyage intime.
Je peux dire que dans ce monde où le corps disparaît il me semble essentiel de se relier au sensoriel et au sensitif.
Je peux dire qu’aujourd’hui en septembre 2020, le nouveau contexte dans lequel nous vivons me fait apparaître, dans ma démarche, cette création comme essentielle et évidente.

Lou Broquin