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28 – 29 septembre 2021
 

LOCO

Inspiré de la nouvelle
Le Journal d’un Fou
de
Nikolaï Gogol
Un projet de
Teresita Iacobelli Natacha Belova

Représentations

Mar. 28 sept. 2021
20h30
Mer. 29 sept. 2021
19h30
* Représentations scolaires

Distribution

Inspiré de la nouvelle
Le Journal d’un Fou
de
Nikolaï Gogol
De et avec
Teresita Iacobelli Metteuse en scène, Dramaturge, Comédienne  Natacha Belova Metteuse en scène, Dramaturge, Conception scénographie et Marionnettes  Sophie Warnant Comédienne 
Chorégraphe et regard extérieur
Nicole Mossoux
Assistant dramaturgie, Regard extérieur
Raven Rüell
Lumière
Christian Halkin
Constructeur de Marionnettes
Loïc Nebreda
Son
Simón González
Costumes
Jackye Fauconnier
Assistant à la mise en scène
Camille Burckel
Production Général
Javier Chávez
Production Artistique
Daniel Córdova
Régisseur Son
Franco Peñaloza
Régisseur Éclairage
Gauthier Poirier

Coproduction
Le Théâtre National de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique) ; ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie ; Théâtre de Poche, Bruxelles (Belgique) ; Maison de la Culture de Tournai (Belgique) ; Festival Mondial de la Marionnette Charleville-Mézière (France) ; Fondation Corpartes Santiago (Chili) ; L’Atelier Théâtre Jean Vilar Louvain la Neuve (Belgique)

 

 

Informations

La Salle
Durée estimée 1h30


TARIF B

Saison 2021-2022
Créé ici
Danse, cirque, musique, ...
Cirque
Nouveau 21-22
Théâtre

Résumé

Le Journal d’un Fou est un conte absurde qui traite de la frontière incertaine entre folie et raison. Le héros de la nouvelle, Poprichtchine, est un fonctionnaire au bas de l’échelle qui vit son quotidien entre la routine de son emploi dérisoire et ses petits plaisirs d’homme solitaire. La découverte d’un pouvoir extraordinaire lui donne l’espoir de changer son destin : conquérir une femme inaccessible et accéder à une place honorable au sein de la société. Mais ce « pouvoir » est aussi le premier pas vers la folie, qui l’amène à créer sa propre version de la réalité : il s’autoproclame « Roi d’Espagne Ferdinand VIII ».

Tout ceci vient, je crois, de ce que les gens se figurent que le cerveau est logé dans le crâne; pas du tout : il est apporté par un vent qui souffle de la mer Caspienne.

Le Journal d’un Fou – Nicolas Gogol

Il paraît qu’en Angleterre, on a vu sortir de l’eau un poisson. Il a dit deux mots dans une langue tellement étrange… Les savants essaient de la traduire depuis trois ans déjà… en vain

Le Journal d’un Fou – Nicolas Gogol

Note d'intention

Au travers de l’histoire de ce petit employé, nous interrogerons nos propres solitudes, désirs, frustrations et troubles face à ce qui est établi et raisonnable. Les aventures surréalistes et poétiques de P. nous donnent un accès direct et intime à l’absurdité à laquelle nous sommes régulièrement confrontés dans nos vies : le besoin vital d’acquérir une place valorisante au sein de la société tout en constatant l’absurdité de ses valeurs ; le conflit identitaire entre “l’être” et “le paraître” constamment attisé par l’exigence de notre société basée sur la séduction et la performance. Ce n’est pas un éloge de la folie en tant que pathologie, mais un besoin de “mêler les cartes”, de sortir du discours habituel, de chercher un nouvel axe de regard sur la réalité. Quitter la logique habituelle, pour rêver d’autre chose. Puisque paradoxalement, c’est en perdant la raison que notre héros a des éclairs de lucidité sur le système dont il fait partie.

Notre intention est d’explorer la nature multiple que chacun de nous porte en lui, de formes de démesures à la fois souterraines et agissantes, du hiatus entre “vie jouée” et vie vécue, et surtout de l’énormité d’un imaginaire qui se déploie dans une solitude silencieuse.

Une marionnette de P. va se construire, se morceler, se recréer à la guise de ses désirs identitaires, se remodeler encore. L’utilisation d’une figure marionnettique manipulée, qui se prête à des transformations permet de rendre visible ces corps multiples que chacun porte en lui, de mettre en jeu ce que Gogol nomme “l’origine de nos différences”.

Le corps humain comme lieu de l’unité sociale, comme carrefour des enjeux politiques et culturels.

– Le corps social (ce qu’on laisse voir aux autres, qui porte une fonction dans la société)
– Le corps imaginaire (ce qu’on s’imagine être, selon nos humeurs)
– Le corps fantasmé (capable de réaliser tous nos désirs)

En quelques mots…

Marionnettes
Conte absurde
Adaptation
Mosaïque
Liste
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