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Insoutenables longues étreintes – la série

Croisement entre un spectacle vivant et sa version digitale

Découvrez la série ci-dessous : Tout commence en 2018 par la création de Galin Stoev à partir du texte d’Ivan Viripaev : Insoutenables longues étreintes C’est l’histoire d’une rencontre entre quatre humains et quatre extraterrestres qui viennent s’installer dans la tête de chacun de nos protagonistes pour guider leur parcours sur cette planète et bien […]

Écrire pour… des collaborations inspirées

DOSSIER : ÉCRITURES DRAMATIQUES CONTEMPORAINES

La création est projection et rencontre – avec une œuvre, un motif, une question, une personne. Comme lors de la cristallisation amoureuse définie par Stendhal, de l’admiration naît le désir. De la muse naît l’inspiration. Reste ensuite à la conquérir et à se mettre au travail. Si écrire sur quelqu’un est déjà quelque chose, écrire pour quelqu’un – qui plus est au théâtre où la parole est performative – en est une autre : cela induit en effet un engagement actif de part et d’autre de la relation. Plus qu’un cadeau, c’est un appel. Une idée illustrée par l’écriture de La Disparition du Paysage de Jean-Philippe Toussaint et de la version française de J’accuse d’Annick Lefebvre.

LA DISPARITION DU PAYSAGE DE JEAN-PHILIPPE TOUSSAINT, ÉCRIT POUR DENIS PODALYDÈSET MIS EN SCÈNE PAR AURÉLIEN BORY Un homme, victime d’un attentat est immobilisé dans un fauteuil roulant devant sa fenêtre : de dos, il contemple Ostende et son brouillard, essayant de convoquer la mémoire de son vécu tandis que le mur d’un casino en construction vient progressivement obstruer […]

Adapter un roman au théâtre aujourd’hui : renouer autrement avec le récit ?

DOSSIER : ÉCRITURES DRAMATIQUES CONTEMPORAINES

L’histoire de l’adaptation du roman au théâtre est complexe et diverse, d’exercices d’admiration en controverses, de transpositions en trahisons — nécessaires —, d’écrasements en sublimations. Depuis le XIXe siècle, les deux genres n’ont cessé de se croiser, de converger pour mieux redéfinir leurs différences, faisant naître au passage des créatures hybrides. Au milieu du XXe siècle, la polyphonie des romans modernes tendait vers le théâtre et certaines pièces aux didascalies envahissantes flirtaient avec le genre narratif. Le début de notre siècle a vu fleurir les adaptations, tentatives parfois de retrouver du récit là où le théâtre post-moderne l’avait fait voler en éclats. Celles-ci demeurant tout de même majoritairement de l’ordre de la déconstruction. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelles démarches artistiques peuvent conduire le geste d’adaptation ? Et quelles écritures dramatiques peuvent naître de ces rencontres ?

J’AIME DE LAURE WERCKMANN, ADAPTÉ DU ROMAN DE NANE BEAUREGARD Un portrait de l’amour aujourd’hui : une seule longue phrase d’une femme qui égraine ce qu’elle aime chez son homme, traversant tous les interstices de la relation, tout le spectre des émotions. Une théâtralité évidente dans la forme de départ et pourtant, c’est bien d’adaptation qu’il s’agit. De […]

Mettre en scène ses propres textes : une démarche spécifique ?

DOSSIER : ÉCRITURES DRAMATIQUES CONTEMPORAINES

La plupart des metteur∙se∙s en scène convié∙e∙s ce printemps ont aussi écrit le texte de leur pièce : à l’instar de la façon dont se définit lui-même Joël Pommerat, ils∙elles sont « écrivain∙e∙s de spectacles ». Quelles motivations sont à l’origine de cette démarche ? Quels en sont les effets et les enjeux ? Et quel paysage théâtral est-ce que cela dessine ? Un regard transversal sur dix des pièces au programme et la parole croisée de trois auteur∙rice∙s et metteur∙se∙s en scène pour ouvrir quelques pistes de réponse.

DES CONTRAINTES CONJONCTURELLES AUX CHOIX ESTHÉTIQUES Pourquoi écrire ses propres textes ? Bien sûr, il y a la conjoncture, comme le rappelle Stéphane Gil : « depuis une douzaine d’années s’est opéré un changement total de modèle économique des productions théâtrales en France. Avant 2008, l’économie de la culture permettait de rémunérer tous les acteur∙rice∙s de la […]

Des auteur·rice·s vivant·e·s pour le spectacle vivant

DOSSIER : ÉCRITURES DRAMATIQUES CONTEMPORAINES

À l’honneur ce trimestre au ThéâtredelaCité, que nous racontent les dramaturges contemporain∙e∙s du monde, de nous, mais aussi du théâtre d’aujourd’hui et de l’écriture elle-même ? Écritures d’ici et maintenant, de demain ou d’ailleurs. Écritures collectives ou en solo. Écritures de plateau ou de papier. Écritures documentaires, de fiction, de docu-fiction, de science-fiction. Réécritures. Adaptations de romans, de films, de contes ou même de pièces de théâtre. Écritures de commande ou spontanées… Le prisme est immense : seul le recul donné par la postérité pourra y tracer des lignes et en faire émerger les classiques de demain. Car, comme Galin Stoev et Stéphane Gil qui ont dessiné cette foisonnante programmation aiment à le rappeler, nos classiques ont d’abord été les contemporains de leur époque.

Sur les 16 pièces de ce printemps, 14 relèvent d’écritures dramatiques contemporaines : peut-on y voir l’une des lignes artistiques de votre programmation ?STÉPHANE GIL – Très clairement, oui. Accompagner les écritures contemporaines, faire confiance aux auteur∙rice∙s vivant∙e∙s, faire la part belle à ce qui se dit aujourd’hui et à la façon dont cela se dit est au cœur […]

L’actualité de l’AtelierCité

DOSSIER : L’ATELIERCITÉ

Le Tartuffe revient au ThéâtredelaCité Pendant le confinement, vous n’avez pas pu assister à la création du spectacle au CUB en décembre 2020, certain∙e∙sd’entre vous ont eu la chance de découvrir son adaptation en plein air cet été. Vous pourrez être beaucoup plus nombreux∙ses à le voir au ThéâtredelaCité du 9 au 19 décembre puis […]

Carte blanche à Simon-Élie Galibert

DOSSIER : L’ATELIERCITÉ

À 27 ans, il est le metteur en scène associé à l’AtelierCité, la troupe éphémère du ThéâtredelaCité installée dans les murs. Il partage avec ces comédien∙ne∙s en devenir l’enthousiasme des jeunes artistes auxquel∙le∙s on donne enfin carte blanche pour bâtir et montrer leur travail dans de bonnes conditions. Sorti récemment de l’école du TNS, Simon-Élie Galibert a choisi Thomas l’Obscur, roman incontournable de Maurice Blanchot comme porte d’entrée sur son univers et une histoire d’amour ratée comme point de départ…

DÉJOUER LES CONVENTIONS On comprend ce qui peut, dans cette œuvre, hameçonner Simon-Élie Galibert qui affirme, depuis ses premiers travaux d’école, un goût délibéré pour les écritures exigeantes, parfois un peu maudites et les thématiques très intimes presque hostiles, au sens où elles ne se livrent pas d’emblée. Le passage par le TNS lui a […]

L’AtelierCité : pour la jeune création

DOSSIER : L’ATELIERCITÉ

Depuis deux ans, malgré les théâtres fermés et les publics confinés, l’AtelierCité, la troupe éphémère du ThéâtredelaCité, n’a pas chômé. De la création du Tartuffe à la tournée de Faustus à venir dans les lycées d’Occitanie, des toutes dernières créations Sans fins. et Chiot de garde aux seul∙e∙s en scène d’ancien∙ne∙s de l’AtelierCité (La Fugue, J’ai rêvé d’un cafard…), la variété des propositions qu’ils∙elles nous donnent à découvrir cette saison témoigne de la belle vitalité du dispositif.

DEUX ANS DANS LE RÉTRO Comme leurs prédécesseur∙se∙s, même si ces dix huit mois ont été bousculés par la pandémie, ces jeunes professionnel∙le∙s ont pu bénéficier de l’aide au parcours que propose le dispositif : un accompagnement artistique, technique et financier en amont et en aval de créations individuelles et/oucollectives. Ils ont aussi, dans ce […]

MAZÙT

DOSSIER : LE CORPS EN MOUVEMENT CET AUTOMNE

Mazùt, pour Baro d’evel, c’est un retour aux sources. Un retour aux sources animales de l’humanité tout d’abord. Si, en 2012, Camille Decourtye et Blaï Mateu Trias créent ce duo, c’est pour partir à la recherche de l’animal qui les habite. Faire tomber les défroques, les peaux qui les couvrent – travail, habitudes, modernité – […]

Donner la parole au corps

C’était en mai 2021. Je revenais au théâtre pour la première fois après des semaines de confinement et des mois de fermeture des établissements culturels. Le ThéâtredelaCitérouvrait et donnait la dernière création de la compagnie Baro d’evel, Falaise.J’avais, enfin, le plaisir de me retrouver dans le ventre de la salle obscure, dans un confinement aussi […]